
Partager
LE CANADA A BESOIN D'UNIFOR
La présidente nationale d'Unifor Lana Payne a lancé un message enflammé au gouvernement canadien lors de la première journée du 5e Congrès statutaire d'Unifor concernant les concessions à faire au président américain Donald Trump dans le cadre de la guerre commerciale : il faudra d’abord nous passer sur le corps.
« Dans cette guerre commerciale, il y a nous et il y a eux. Ce n’est pas plus compliqué que cela », a déclaré Mme Payne.
« À ceux qui pensent pouvoir délocaliser nos emplois et nos usines aux États-Unis. À ceux qui pensent pouvoir gouverner ce pays et laisser cela se produire. Sachez que vous devrez d’abord nous passer sur le corps. »
Le congrès, qui s'est déroulé du 25 au 29 août, s'est amorcé par un discours de bienvenue prononcé par l'artiste James Jones, également connu sous le nom de Notorious Cree, qui a donné le ton d’une semaine placée sous le signe du respect, de la force et de l’unité avec une danse traditionnelle des cerceaux.
SOLIDARITÉ ET MOUVEMENT DANS L'INDUSTRIE DU TRANSPORT
Le secrétaire-trésorier national d'Unifor Len Poirier a remercié les membres pour leur solidarité et leur a rappelé que « les syndicats sont des organisations vivantes qui se soulèvent dans l'adversité et qui prospèrent lorsque ses membres sont unis. »
Le conférencier Stephen Cotton, secrétaire général de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), a réaffirmé les liens étroits que son organisation entretient avec Unifor en soutenant mutuellement ses campagnes et ses victoires.
Vous pouvez lire le résumé complet de la première journée du congrès ici.
Vous pouvez consulter les photos de la première journée du congrès statutaire ici.
UNIFOR EST SOLIDAIRE DES JOURNALISTES PALESTINIENS
Au cours de la deuxième journée de son congrès, Unifor a décerné au Syndicat des journalistes palestiniens sa plus haute distinction, le prix Nelson Mandela, en reconnaissance du courage manifesté par ces journalistes, face au danger, pour couvrir sans relâche le conflit qui fait rage à Gaza.
« À ce jour, nous avons perdu 246 journalistes dans l'occupation, qui ont été tués à Gaza, a déclaré Naser Abubaker, président du Syndicat des journalistes palestiniens. Je garde espoir, car nous ne nous sentons pas seuls grâce à votre solidarité. »
Les membres d’Unifor se sont joints à M. Abubaker après l’ajournement de la séance, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez de tuer les journalistes ».
RAPPORTS DU DIRECTEUR QUÉBÉCOIS AINSI QUE DES DIRECTRICES ET DIRECTEURS RÉGIONAUX D'UNIFOR
Daniel Cloutier, récemment élu par acclamation à titre de directeur québécois d'Unifor pour un deuxième mandat, a célébré l'adoption de la loi fédérale anti-briseurs de grève à la suite d'une longue lutte, mais a aussi exprimé ses préoccupations au sujet de la pratique « honteuse » du recours à l'article 107 du Code canadien du travail en s'engageant à coûte que coûte défendre le droit de grève.
« Au Québec, l’histoire se répète avec le projet de loi 89, qui confère désormais les mêmes pouvoirs pour mettre fin à un conflit de travail et renvoyer les parties à l’arbitrage, dans tous les secteurs, tant publics que privés, a déclaré M. Cloutier. Je vous le dis, la lutte pour le droit de grève n’est pas terminée. »
Dans son rapport, le directeur de la région de l'Ouest d'Unifor Gavin McGarrigle a dénoncé BC Transit et le gouvernement de la Colombie-Britannique pour son inaction dans la grève à Transdev, en soulignant comment l'externalisation des services se traduit par de nombreux conflits de travail dans les transports en commun publics, un secteur qui a bien besoin d'une réforme.
« Unifor a contribué à obtenir une protection contre le transfert de contrats pour les travailleuses et travailleurs du transport en commun en 2018, et ceux-ci se battent depuis lors, tandis que le gouvernement reste les bras croisés », a-t-il dénoncé.
Samia Hashi, directrice de la région de l'Ontario d'Unifor a pour sa part célébré le travail des membres d'Unifor à Alstom à Thunder Bay, en Ontario qui ont enfin obtenu, après une longue attente, le contrat de construction des rames de métro de Toronto. Elle a toutefois tenu à rappeler que le système de santé ontarien demeure en crise et que nous avons besoin d'investissements considérables pour atténuer la pression exercée par la pénurie actuelle de main-d’œuvre.
« Cet investissement garantit des centaines d’emplois de qualité pour les membres de notre section locale 1075 et montre exactement pourquoi l’approvisionnement de matières et de biens fabriqués au Canada et une stratégie industrielle forte sont importants, a expliqué Mme Hashi. Lorsque les États-Unis nous ont tourné le dos, et lorsque les entreprises pensent pouvoir faire de la politicaillerie aux dépens de nos emplois, nous ne reculons pas. »
Jennifer Murray, la directrice de la région de l’Atlantique d’Unifor, a fièrement présenté les travaux récents sur la violence entre partenaires intimes sur la côte est, notamment le tout premier symposium organisé au Nouveau-Brunswick.
« Nous obtenons des victoires pour les femmes en exigeant des gouvernements qu’ils reconnaissent leur rôle dans la lutte contre la violence et en n’acceptant jamais un refus comme réponse. Néanmoins, nos gouvernements peuvent continuer à dire non, et nous continuerons à faire pression », a déclaré Mme Murray.
À LA MÉMOIRE D'UNE LÉGENDE DU MOUVEMENT SYNDICAL
Plus tard dans l’après-midi, la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, a rendu hommage au chef syndical Buzz Hargrove, décédé en juin à l’âge de 81 ans. L’assemblée s’est levée et a observé une minute de silence.
« Buzz Hargrove était une figure emblématique du mouvement syndical canadien, un chef dont la force, la conviction et l’engagement indéfectible en faveur de la justice sociale ont contribué à façonner le syndicat tel que nous le connaissons aujourd’hui », a déclaré Mme Payne.
Les déléguées et délégués ont aussi pu entendre les témoignages émouvants de gens qui ont accompagné Buzz dans le mouvement syndical montrant clairement le dirigeant syndical historique qu'il était et l'héritage extraordinaire qu'il laisse derrière lui.
Cliquez ici pour lire l’article complet sur la deuxième journée du congrès.
Vous pouvez consulter les photos de la deuxième journée du congrès statutaire ici.
LA PRÉSIDENTE NATIONALE LANA PAYNE OBTIENT UN DEUXIÈME MANDAT
Lana Payne a promis de poursuivre la lutte pour défendre les travailleuses et travailleurs partout au pays après avoir remporté l'élection pour le poste de présidente nationale par une majorité écrasante au troisième jour du congrès.
« Nous avons des travailleuses et des travailleurs à défendre, des emplois à protéger, ainsi qu’un pays et une économie à remettre sur les rails. Et ce pays a besoin de nous. Le Canada a besoin de ce syndicat. Il a besoin de la force progressiste que nous incarnons », a déclaré Mme Payne.
Unifor a rendu hommage aux travailleuses et travailleurs en grève qui se sont adressés à l'assemblée pour leur faire part de leurs difficultés et de leurs anecdotes aux tables de négociation ou sur les lignes de piquetage.
Les déléguées et délégués ont reçu des mises à jour du Service du recrutement du syndicat qui a présenté les gains historiques réalisés depuis le dernier congrès il y a trois ans, en particulier dans les secteurs du commerce de détail et de la logistique avec les travailleuses et travailleurs de l'entrepôt Amazon ainsi que les chauffeuses et chauffeurs de Wal-Mart.
Le secrétaire national du Transport Workers’ Union Michael Kaine a fait la promotion de la campagne mondiale pour des taux de rémunération sécuritaires en dénonçant la cupidité des grandes entreprises et en encourageant le développement de la solidarité parmi les membres.
Cliquez ici pour lire l’article complet sur la troisième journée du congrès.
Vous pouvez consulter les photos de la troisième journée du congrès statutaire ici.
UN CRI DE RALLIEMENT POUR LA PROTECTION DES EMPLOIS AU CANADA
Vêtus de chandails « Protégeons les emplois au Canada », les membres ainsi que les dirigeantes et dirigeants d'Unifor, accompagnés de partisanes et de partisans ont tenu un rassemblement de solidarité au quatrième jour du congrès. Ils ont scandé un message clair : nous ne reculerons pas et nous défendrons les travailleuses et travailleurs canadiens dans tous les secteurs.
« (Trump) veut voler nos emplois, s’emparer de nos ressources essentielles, affaiblir notre démocratie et notre souveraineté et il nous voit encore comme le 51eÉtat. C’est le combat de notre vie. Et je veux être très claire : Trump ne gagnera pas. », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d'Unifor.
Dans sa présentation, le directeur du Service de la recherche d’Unifor, Angelo DiCaro, a donné un aperçu de la vision novatrice du syndicat, résumée dans le document Tracer une nouvelle voie pour l’économie du Canada.
En après-midi, les déléguées et délégués ont eu l'occasion d'entendre les commentaires des intervenants d'un panel de discussion sur les mesures à prendre pour protéger l'économie pour l'avenir, animé par l'économiste syndical Jim Stanford, avec (ajouter le nom des panélistes)
Le congrès remet le prix Bud Jimmerfield
Le Prix Bud Jimmerfield 2025 a été remis à Rob Giroux, en reconnaissance de son engagement indéfectible et exemplaire envers la santé et la sécurité au travail dans son milieu de travail, au sein du syndicat et dans sa collectivité.
Cliquez ici pour lire l’article complet sur la quatrième journée du congrès.
Vous pouvez consulter les photos de la quatrième journée du congrès statutaire ici.
LES SECTIONS LOCALES D'UNIFOR ET LE SYNDICAT NATIONAL AMASSENT UN MONTANT DE 500 000 $ EN SOUTIEN AUX TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS EN GRÈVE
Alors que le congrès tirait à sa fin à la cinquième et dernière journée de l'événement, Unifor a annoncé le montant total des dons versés en soutien aux travailleuses et travailleurs en grève. Les sections locales et le syndicat national ont conjugué leurs efforts pour amasser la somme de 500 000 $ au profit des travailleuses et travailleurs en grève ou en lock-out.
Les déléguées et délégués ainsi que le syndicat national ont aussi recueilli 30 000 $ au profit de la Monarch Place Transition House, qui offre un refuge sécuritaire aux femmes et à leurs enfants qui sont victimes de violence entre partenaires intimes et ont besoin de services de soutien.