« TRUMP NE GAGNERA PAS » : Unifor défend les travailleuses et travailleurs dans le cadre d'un rassemblement de la campagne « Protégeons les emplois au Canada »

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Un groupe de personnes tenant des drapeaux rouges d'Unifor.
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VANCOUVER  Les dirigeantes et dirigeants d’Unifor ont ouvert le pas à plus de 1 500 membres, alliées et alliés rassemblés au Congrès statutaire du syndicat au centre-ville de Vancouver pour prendre position pour les travailleuses et travailleurs canadiens.

Lana Payne at a outside podium fist raised

« Nous ferons tout ce qu’il faudra pour empêcher Donald Trump de détruire nos emplois », a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne.

« Il veut voler nos emplois, s’emparer de nos ressources essentielles, affaiblir notre démocratie et notre souveraineté et il nous voit encore comme le 51eÉtat. C’est le combat de notre vie. Et je veux être très claire : Trump ne gagnera pas. »

Les personnes qui ont pris la parole pendant le rassemblement ont appelé à l’action pour protéger nos industries menacées par les tarifs douaniers imposés par l’administration Trump et pour lutter en faveur d'une vision qui inspirera le Canada à diriger et à protéger son avenir économique.

En scandant « Protégeons les emplois au Canada », les déléguées et délégués se sont rassemblés à l’extérieur du Centre des congrès de Vancouver pour demander au gouvernement fédéral de cesser de tergiverser et d’appliquer des tarifs douaniers de représailles sur les marchandises américaines; et que tous les ordres de gouvernement fassent tout en leur pouvoir pour défendre les travailleuses et travailleurs du Canada.

Les répercussions de ces mesures se font déjà sentir alors que des milliers de membres d'Unifor risquent d’être mis à pied. Ces tarifs douaniers mettent des emplois en péril dans tous les secteurs et dans toutes les industries. C’est un combat pour chaque travailleuse et chaque travailleur du Canada.

Daniel Cloutier speaking at an outside podium

« Nous n’accepterons jamais que Trump tue notre pays, avec sa manie de jouer au dictateur. Encore une fois, c’est aux travailleuses et travailleurs de sauver notre pays, et nous nous battrons avec notre sueur, nos larmes et notre sang », a déclaré le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier.

Mark Hancock, le président national du Syndicat canadien de la fonction publique, a offert son plein soutien à Unifor durant cette guerre commerciale.

« Même si nous appartenons principalement au secteur privé, il n’y a aucun doute que nous vous accompagnerons à chacune des étapes du chemin lorsque vous vous attaquerez au président Trump, lorsque vous riposterez aux tarifs douaniers, lorsque vous défendrez les travailleuses et travailleurs canadiens », a-t-il déclaré.

Pendant le rassemblement, le président du Conseil de l’automobile d’Unifor, John D’Agnolo, a rappelé au président Trump que 2025 marquait le 60e anniversaire du Pacte de l’automobile conclu entre les États-Unis et le Canada, dans lequel les constructeurs automobiles s’étaient engagés à construire un véhicule au Canada pour chaque véhicule acheté au Canada. M. D’Agnolo ajoutait qu’une coopération aussi longue et riche ne pouvait pas être rompue du jour au lendemain.

A man speaking at a podium

« On ne démantèle pas des chaînes d’approvisionnement qui fonctionnent de façon intégrée depuis 60 ans, a déclaré M. D’Agnolo. Les États-Unis ne peuvent pas attaquer le Canada sans provoquer de gros problèmes économiques des deux côtés de la frontière. Tous ces moteurs que bâtissent les 1 800 travailleuses et travailleurs de nos usines fournissent 15 000 emplois aux États-Unis, alors il faut faire attention. »

Le président du Conseil de la foresterie d’Unifor, Stéphane Lefebvre, a mentionné que le Canada compte 200 000 travailleuses et travailleurs forestiers, dont les emplois syndiqués soutiennent des centaines de milliers d’emplois indirects et assurent la prospérité de plusieurs régions du pays. Cependant, le secteur a besoin que tous les ordres de gouvernements aient une vision et une stratégie pour l’encadrer. 

« Les États-Unis ont besoin du bois d’œuvre canadien et, ce qui est encore plus important, nous avons besoin du bois d’œuvre canadien. « Le Canada a la chance d’avoir cette ressource renouvelable en abondance et, en mettant en place une gestion responsable des forêts, nous pouvons sortir notre secteur forestier de cette crise.  Il nous faut simplement une vision et une stratégie (du gouvernement). » 

A man speaking at a podium

Après le rassemblement, les déléguées et délégués ont assisté à une table ronde sur les moyens à prendre pour protéger l’avenir de l’économie du Canada. La table ronde réunissait le président du SCFP, Mark Hancock, la présidente de la FTQ, Magali Picard, et le sénateur Hassan Yussuff, un ancien membre du personnel d’Unifor et ancien président du Congrès du travail du Canada. La discussion était animée par Jim Stanford, qui a déjà été économiste principal et directeur des politiques pour Unifor et qui est actuellement directeur du Centre for Future Work.

Le directeur du Service de la recherche d’Unifor, Angelo DiCaro, a donné un aperçu de la vision novatrice du syndicat, résumée dans le document Tracer une nouvelle voie pour l’économie du Canada.

Cette nouvelle vision pour l’économie canadienne doit défendre l’intérêt national du Canada, élaborer des stratégies industrielles démocratiques, protéger les emplois syndiqués et mettre en œuvre un programme de commerce équitable.

Four peolp on stage holding up their hands held

Le pays doit également investir dans les services publics et les programmes universels, en favorisant la propriété canadienne et le contrôle par le Canada, et en développant les compétences et en favorisant la sécurité pour l’économie de demain.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de défendre les intérêts du Canada au cours de la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, qui aura lieu six ans après son entrée en vigueur », a expliqué M. DiCaro. 

« Pour devenir plus indépendant et plus prospère, le Canada doit renforcer son rôle dans les chaînes de valeurs.   Nous ne voulons pas devenir l’entrepôt de ressources des États-Unis d’Amérique ni du reste du monde. Nous avons donc besoin que nos industries clés soient ancrées au Canada et qu’elles ne soient pas contrôlées ou vendues par des investisseurs étrangers. » 

Alors que les membres de sa famille étaient assis parmi les milliers de déléguées et délégués présents au Congrès d’Unifor, Rob Giroux a accepté le prix Bud Jimmerfield 2025, qui lui a été décerné en reconnaissance de ses décennies de militantisme et d’engagement en faveur de la santé et de la sécurité des travailleuses et travailleurs.

« C’est un grand honneur d’être ici et de recevoir ce prix, a déclaré Rob Giroux. J’encourage tous ceux et celles qui participent aux négociations de ne pas oublier d’améliorer la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs, car c’est ce qu’il y a de plus précieux et on ne sait jamais quand on peut les perdre. »