Corus supprime 43 emplois dans le secteur de la télévision, agrandissant par la même occasion les déserts d’information dans l’ouest du Canada

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Corus. sign on the exterior building
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TORONTO – Unifor condamne la nouvelle vague de licenciements à Corus Entertainment, tout en indiquant que ces dizaines de suppressions d’emplois constituent le plus récent signe que le secteur de la diffusion est soumis à une pression croissante en raison de la concentration des médias, d'une intervention gouvernementale qui se fait toujours attendre et de l’incertitude financière.

« Il s’agit d’un effet domino qui est la conséquence de politiques déficientes et de décisions d’entreprises qui ont petit à petit affaibli le journalisme local. Aujourd'hui, ce sont les travailleuses et travailleurs des médias qui en font les frais », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. 

« Nous avions formulé une mise en garde : la concentration se ferait au détriment des nouvelles locales, en particulier dans l’ouest du Canada. C’est exactement ce à quoi nous assistons. »

Les licenciements à Corus toucheront 43 professionnelles et professionnels des médias membres d’Unifor partout au pays, la plupart des suppressions d’emplois ayant lieu dans l’ouest, ce qui renforce les inquiétudes quant à l’érosion continue des nouvelles locales dans cette région. On estime à 28 le nombre de postes supprimés en Alberta, deux en Colombie-Britannique, cinq à Winnipeg, deux à Saskatoon, trois dans les Maritimes et trois en Ontario. 

Ces licenciements interviennent à peine une semaine après que Rogers a annoncé des suppressions d’emplois touchant les travailleuses et travailleurs des médias, ce qui met encore davantage en évidence une tendance inquiétante dans l’ensemble du secteur canadien de la diffusion.

Lorsque la fusion Rogers-Shaw a été approuvée, Unifor avait averti que la réaffectation des quelque 13 millions de dollars d’aide qui étaient auparavant versés aux stations appartenant à Corus aurait un impact disproportionné sur les activités d’information locale, en particulier dans l’ouest du Canada. Rogers s’était également engagé à réinvestir dans les nouvelles locales, mais les derniers licenciements à Rogers et Corus suggèrent que ces préoccupations étaient fondées.

Unifor s’inquiète également du moment choisi pour ces licenciements, alors que Corus attend l’aval des autorités de régulation pour sa proposition de vente à un consortium dirigé par Canso Investment Counsel.

L’annonce de suppressions d’emplois importantes avant la finalisation de la transaction de cession soulève de sérieuses questions. En effet, il semble que les travailleuses et travailleurs soient contraints de partir avant même que le changement de propriétaire ne prenne effet.

Le syndicat a également critiqué les retards persistants du gouvernement fédéral dans le versement des financements par le biais du Fonds pour les nouvelles locales indépendantes, créé dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne.

De même, l’incertitude entourant la révision par le gouvernement de la Loi sur la diffusion continue en ligne et les retards persistants dans l’extension des crédits d’impôt aux radiodiffuseurs n’ont fait qu’aggraver les problèmes auxquels est confronté le secteur médiatique canadien.

Unifor n’a cessé de mettre en garde le gouvernement du fait que les retards dans la mise en œuvre des mesures de soutien à l’information canadienne mettraient davantage d’emplois dans le journalisme en danger. Les règlements du CRTC relatifs à la Loi sur la diffusion continue en ligne auraient obligé les grands services de diffusion continue en ligne réalisant plus de 25 millions de dollars de chiffre d’affaires au Canada à consacrer 15 % de leurs recettes annuelles canadiennes au soutien des contenus canadiens et autochtones, et auraient réduit les taux de contribution des diffuseurs traditionnels à 25 % de leurs recettes annuelles. 

« Le secteur des médias tire la sonnette d’alarme depuis des années », a déclaré Mme Payne. 

« Les mécanismes de soutien promis par la Loi sur la diffusion continue en ligne auraient contribué à maintenir la vitalité de ces rédactions. Chaque mois d’inaction met davantage en péril le journalisme local et les emplois canadiens. »

Unifor travaille en étroite collaboration avec ses membres concernés et continuera de militer en faveur de politiques publiques solides et d’un financement qui protègent le journalisme local fondé sur les faits, les emplois de qualité et le système de radiodiffusion canadien.

Au Canada, Unifor représente 9 000 travailleuses et travailleurs du secteur des médias, qui occupent divers emplois, dont les suivants : journalistes, imprimeurs, vendeurs d’annonces publicitaires, livreurs de journaux, monteurs vidéo, caméramans, techniciens, rédacteurs, producteurs, recherchistes de la rédaction, spécialistes de l’entretien, animateurs, membres d’équipes de productions théâtrales, adjoints à la production, développeurs et éditeurs de sites Web.

Media Contact

Jenny Yuen

Représentante aux communications
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