Unifor est grandement préoccupé par la dernière décision du gouvernement concernant la politique culturelle canadienne

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Toronto – Unifor se dit profondément préoccupé par l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Canada qui exige que le CRTC réexamine ses deux décisions annoncées le 21 mai 2026 concernant la mise en œuvre de la réglementation relative à la Loi sur la diffusion continue en ligne.

Depuis plus de 15 ans, Unifor milite en faveur d’une nouvelle législation qui permettrait enfin de réglementer les services de diffusion en continu étrangers et de les obliger à contribuer de manière considérable à l’écosystème médiatique canadien.

« Cette dernière initiative du gouvernement fédéral porte un coup dévastateur à notre souveraineté culturelle et à notre écosystème médiatique canadien solide et diversifié, y compris les nouvelles locales, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, lequel représente quelque 9 000 travailleuses et travailleurs des médias. Les géants américains de la technologie récoltent des milliards de dollars sur le marché canadien, et ils devraient être tenus de réinvestir une partie de cet argent localement afin de nous permettre de raconter nos histoires et de développer nos talents ici, au Canada. »

Le modèle financier qui soutenait auparavant la création de contenu canadien, y compris les nouvelles locales essentielles, est définitivement fracturé, et la population canadienne doit composer avec la perte d’émissions locales pertinentes et un accès restreint aux nouvelles locales. Les géants américains de la technologie ont essentiellement bénéficié d’un passe-droit, ayant obtenu l’accès aux marchés canadiens sans être tenus de contribuer de manière significative aux systèmes de radiodiffusion et d’information du Canada.

Les décisions prises par le CRTC en mai auraient obligé les géants des services de diffusion en continu en ligne (qui empochent plus de 25 millions de dollars au Canada) à consacrer 15 % de leurs revenus annuels canadiens au soutien du contenu canadien et autochtone, et auraient réduit les taux de contribution des radiodiffuseurs traditionnels à 25 % de leurs revenus annuels.

De plus, ces récentes décisions auraient mis en place un nouveau cadre de « découvrabilité » destiné à rendre le contenu canadien et autochtone facilement accessible sur les plateformes en ligne.

« Cette manœuvre fait suite aux concessions accordées par les libéraux à Donald Trump et aux géants américains de la technologie lorsqu’ils ont renoncé à la taxe sur les services numériques en juin 2025, a indiqué Julie Kotsis, présidente du Conseil des médias d’Unifor. Ce geste constitue un nouveau recul qui entrave nos efforts pour protéger et soutenir le secteur canadien des médias, en particulier les nouvelles locales. »

Unifor demande au gouvernement fédéral de défendre les nouvelles locales au Canada en annulant l’annonce de révision faite aujourd’hui et en mettant en œuvre dès que possible les décisions du CRTC du 21 mai.

Unifor représente plus de 9 000 travailleuses et travailleurs des médias au Canada, lesquels exercent des métiers des plus variés, notamment comme journalistes, imprimeurs, vendeurs d’annonces publicitaires, livreurs de journaux, monteurs vidéo, cadreurs, techniciens, rédacteurs, producteurs, recherchistes de la rédaction, préposés à l’entretien, animateurs, préposés de plateau et de tournage, adjoints à la production, développeurs de sites Web, rédacteurs en chef et éditeurs.

Media Contact

Jenny Yuen

Représentante aux communications
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