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Rassemblement des travailleuses et travailleurs de la santé lors d'une action en voiture à Queen's Park : Finies les solutions temporaires, le budget de l'Ontario de demain doit inclure respect, protection et paie pour le personnel dévoué de première lign

Fred Hahn President CUPE Ontario, Katha Fortier, Assistant to the National President, Unifor, Sharleen Stewart, President, SEIU Healthcare holding signage 'Respect us. Protect us. Pay us.'
23 mar 2021 - 0:00

TORONTO, ON – Avant l’annonce du budget de demain en Ontario, les travailleuses et travailleurs des hôpitaux et des centres de soins de longue durée, qui ont assumé les pires risques liés à la pandémie au cours de la dernière année, ont encerclé Queen's Park dans une action en voiture avec un message clair pour le premier ministre Doug Ford et son ministre des Finances : Respectez-nous. Protégez-nous. Payez-nous.

Après une année de sacrifices en raison de la pandémie, y compris l'isolement de leur famille et des heures de travail éreintantes tout en étant exposés à des risques d'infection en raison du manque d'accès à l'EPI, les travailleuses et travailleurs de la santé membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), de l'UIES Soins de santé et d'Unifor réclament des mesures audacieuses pour soutenir le travail essentiel qu'ils font en leur offrant de meilleurs emplois et une protection accrue au travail. Jusqu'à présent, près de 20 000 travailleuses et travailleurs de la santé de l'Ontario ont été infectés par la COVID-19 et 20 d'entre eux sont morts.

Aujourd'hui, les syndicats représentant 175 000 travailleuses et travailleurs de la santé en Ontario ont réitéré leur demande pour les solutions à long terme suivantes qui stabiliseraient la main-d'œuvre des hôpitaux, des soins à domicile et des soins de longue durée tout en améliorant les soins aux résidents et aux patients:

  • Étendre la « prime de pandémie » de 4 $ par heure à tous les travailleurs et travailleuses de la santé et la rendre permanent.
  • Fournir l'EPI dont les travailleuses et travailleurs de la santé ont besoin pour travailler en toute sécurité.
  • Offrir des congés de maladie payés pour les maladies liées à la COVID-19 et payer le personnel en attendant les résultats des tests de COVID-19 ou en isolement.
  • Inverser l'exode du personnel de santé en transformant les emplois à temps partiel mal rémunérés en emplois à temps plein avec des avantages sociaux et un salaire décent.

Les syndicats affirment qu'au cours de l'année de la pandémie, le gouvernement du Parti conservateur est passé d'une solution à court terme à une autre et n'a pas réussi à apporter des changements substantiels pour stabiliser le personnel du secteur de la santé, qui était déjà confronté à des pénuries avant la pandémie. L'une des mesures palliatives utilisées est le recours à des agences de personnel pour inonder les soins de longue durée de personnel occasionnel, pour la plupart non formé et exploité. L'augmentation temporaire des salaires en temps de pandémie par le gouvernement pour une partie seulement du personnel de santé crée également des divisions inutiles dans le secteur de la santé.

CITATIONS:

« Les infirmières, les préposés aux services de soutien à la personne et les autres emplois dans les hôpitaux et les soins de longue durée sont essentiels. Ils étaient vitaux avant la pandémie. Alors pourquoi récompensons-nous ce travail – effectué principalement par des femmes – par de faibles salaires, des conditions de travail dangereuses et des congés de maladie non payés liés à la COVID-19? Le budget d'aujourd'hui doit refléter le fait que ces travailleuses et travailleurs ont fait de nombreux sacrifices économiques pendant la pandémie et étendre la prime de 4 $ l'heure à tous les employés du secteur de la santé. » - Michael Hurley, président du Conseil ontarien des syndicats d'hôpitaux du SCFP (OCHU/SCFP)

« Après avoir été qualifiés à maintes reprises de héros et de champions par le gouvernement du premier ministre Ford, les travailleuses et travailleurs de la santé surveilleront si le budget provincial de demain leur est favorable ou si ce ne sont que des mots vides de sens. Les femmes et les hommes qui ont pris soin de nos familles pendant la pandémie ne méritent rien de moins que la sécurité économique que procurent les emplois à temps plein et un salaire décent. Il est temps de rendre permanente la prime de pandémie de 4 $ de l'heure pour tous les travailleurs et travailleuses de la santé. » - Sharleen Stewart, présidente, UIES Soins de santé.

« Les systèmes de soins de santé et de soins de longue durée de l'Ontario étaient en crise avant la pandémie, la COVID-19 aggravant les conséquences pour les malades et les plus vulnérables, et pourtant le gouvernement Ford a continué à appliquer des solutions temporaires. Ce budget doit rendre permanentes les augmentations de salaire temporaires accordées aux travailleuses et travailleurs de première ligne, rendre obligatoires les jours de congé de maladie et fournir des fonds pour éliminer le recours aux emplois précaires à temps partiel. » Katha Fortier, adjointe au président national, Unifor.

Pour les demandes des médias, veuillez contacter:

Stella Yeadon, Communications du SCFP, syeadon@cupe.ca , 416-559-9300

Kathleen O’Keefe, Service des communications d’Unifor, Kathleen.OKeefe@unifor.org, 416-896-3303

Corey Johnson, UIES Soins de santé, c.johnson@seiuhealthcare.ca, 416-529-8909