Vague de soutien en faveur des membres de la section locale 177 de la cimenterie Ash Grove au Québec

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Unifor Quebec workers rally

Plus d’une centaine de membres et d’alliés d’Unifor ont répondu à l’appel du syndicat qui organisait une action de solidarité le 15 juillet dernier face à la cimenterie Ash Grove de Joliette. Alors que les membres de la section locale 177 sont en lock-out depuis le 22 mai dernier, l’événement se voulait un témoignage de soutien à leur égard.

« C’était important pour nous de faire cette manifestation. Comme dans tout conflit de travail, celles et ceux qui sont au front oublient parfois que derrière eux, il y a des centaines de milliers de gens qui les soutiennent. Au Québec uniquement, il y a plus de 52 000 autres membres d’Unifor. Et c’est sans compter tous les autres affiliés de notre centrale syndicale, la FTQ, qui compte 600 000 membres. Il y a quelques jours, une lettre de notre président national Jerry Diaz a d’ailleurs été envoyée à toutes les sections locales du Canada, représentant 315 000 membres afin de soutenir financièrement les travailleuses et travailleurs de la cimenterie. Nous sommes à vos côtés ici aujourd’hui et nous le resterons pour l’avenir », a expliqué le directeur québécois, Renaud Gagné.

Outre des dizaines de membres d’autres sections locales du syndicat, les députés fédéral et québécois de la circonscription de Joliette où est située l’usine sont venus appuyer les membres. Gabriel Sainte-Marie du Bloc québécois et Véronique Hivon du Parti québécois ont lancé un vibrant appel à la résolution du conflit blâmant l’employeur pour son intransigeance dans ce dossier.

Rappelons que les membres de la section locale 177 sont en lock-out illégal depuis le 22 mai dernier et légalement depuis le 3 juin. Malgré que des pourparlers se poursuivent avec l’employeur, le conflit perdure et de nombreux points sont toujours en litige. L’employeur tente d’arracher de nombreuses concessions aux membres de la section locale notamment sur la question de la sous-traitance. Tout cela dans un contexte où des dizaines d’entre eux perdront leur emploi en raison de la fermeture de deux fours sur quatre.

« Dans des circonstances aussi difficiles, il était important de faire savoir à nos consoeurs et confrères qu’ils ne sont pas seuls. Je suis fier de nos sections locales qui ont répondu présentes. J’espère sincèrement que nous pourrons trouver des solutions pour dénouer ce conflit au cours des prochains jours et semaines. En attendant, nous demeurons déterminés à obtenir un règlement juste pour nos membres », a conclu le confrère Gagné.