Lettre de solidarité à l'OSBCU

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Travailleurs de l'éducation du SCFP
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Laura Walton, présidente du CSCSO

Bonjour consœur Laura Walton,

Nous vous écrivons aujourd’hui au nom des 163 000 membres d’Unifor en Ontario pour témoigner de notre appui envers les travailleuses et travailleurs de l’éducation du SCFP dans leurs demandes de négociation et leur droit de grève.

Les travailleuses et travailleurs doivent avoir une voix en ce qui concerne leurs conditions de travail, et Unifor condamne catégoriquement la tentative sans précédent du gouvernement provincial de restreindre ce droit pour les membres du SCFP.

Le projet de loi présenté aujourd’hui, qui vise à révoquer le droit de grève des travailleuses et travailleurs de l’éducation, vise clairement à mettre un frein à toutes les négociations du secteur public à un moment où les travailleuses et travailleurs de tout le pays se soulèvent contre la hausse des coûts et exigent de meilleurs salaires et l’équité au travail.

Des membres d’Unifor de partout en Ontario se préparent à défendre les travailleuses et travailleurs du SCFP. Nous soutiendrons vos efforts de mobilisation et de militantisme de toutes les manières possibles, que ce soit sur les lignes de piquetage, dans les rues, dans les écoles ou en ligne.  Les droits des travailleuses et travailleurs doivent être protégés, partout.

Les membres du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) du SCFP sont l’épine dorsale du système d’éducation de l’Ontario. Les aides-enseignants, les concierges et les autres employés de soutien qui composent votre conseil méritent un salaire équitable pour les services qu’ils rendent à nos écoles.

Un salaire de 39 000 $ n’est pas suffisant. Il est honteux que plus de la moitié des travailleuses et travailleurs de l’éducation du SCFP doivent occuper plus d’un emploi pour survivre.  Cette situation donne une mauvaise image de notre province et de nos systèmes scolaires.

Cette ronde de négociation est cruciale pour l’avenir de la négociation dans le secteur public de notre province. Les travailleuses et travailleurs ont enduré quatre années de lois punitives sur les restrictions salariales, et le gouvernement conservateur refuse toujours de négocier.

Unifor restera uni avec vous et les membres du CSCSO alors que vous envisagez les prochaines étapes avec la province. Nous savons que le seul endroit pour résoudre un conflit est à la table de négociation. Nous encourageons le premier ministre Doug Ford à se présenter à la table et à négocier équitablement avec les travailleuses et travailleurs.

En toute solidarité,

Lana Payne, présidente nationale d’Unifor

Naureen Rizvi, directrice de la région de l’Ontario d’Unifor