Les leaders syndicaux s’adressent à la commissaire fédérale à l’équité salariale : « Mettez fin aux stratégies dilatoires des employeurs »

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Le 24 septembre 2026, des représentantes et représentants d’Unifor, aux côtés de leaders syndicaux issus des secteurs privé et public relevant de la compétence fédérale, ont rencontré Lori Straznicky, commissaire fédérale à l’équité salariale, dans les locaux du Congrès du travail du Canada à Ottawa. 

Cette réunion a permis aux représentantes et représentants des travailleuses et travailleurs de se rencontrer et d’échanger leurs points de vue sur la mise en œuvre de la Loi fédérale sur l’équité salariale..

« Les chefs syndicaux s’investissent pleinement dans la lutte pour l’équité salariale, tant à l’échelle nationale qu’au sein de notre syndicat. Or, nous constatons que les employeurs font souvent preuve de réticence et utilisent tous les moyens à leur disposition pour retarder l’octroi d'une rémunération équitable aux femmes », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. 

La loi impose aux employeurs d’établir et de maintenir un plan d’équité salariale. Pour élaborer ce plan, ceux-ci doivent définir des classifications professionnelles et comparer les catégories d’emploi masculines et féminines pour garantir une rémunération égale pour un travail de valeur égale ou comparable. 

Pour les grands employeurs, cela peut constituer une tâche complexe impliquant de nombreuses parties prenantes, mais ce travail peut être mené à bien de manière efficace dans les petites entreprises, en collaboration avec le syndicat. 

Theresa Farao, représentante du Service national de l’équité salariale d’Unifor, suit les progrès réalisés chez les quelque 200 employeurs d’Unifor sous réglementation fédérale. 

« L’équité salariale est une obligation légale. Nos employeurs sont tenus de mettre un plan en place; le syndicat doit donc être impliqué pour les maintenir sur la bonne voie et veiller à ce que ce plan reflète fidèlement la valeur du travail accompli par les membres », a expliqué Mme Farao.

« En matière d’équité salariale, des sommes dues à nos membres sont souvent en jeu, parfois après de nombreuses années de service. C’est à nous de les identifier et de veiller à ce qu’elles leur soient versées. »

La date limite à laquelle les employeurs devaient soumettre leurs plans finaux d'équité salariale était le 3 septembre 2024, il y a plus de deux ans. Confrontés à cette échéance, de nombreux employeurs ont retardé le début des travaux, puis ont demandé des prolongations.

« De nombreux grands employeurs provoquent une crise en faisant traîner les choses, puis en proposant aux syndicats un faux choix : soit approuver sans discussion un mauvais plan, soit accepter une nouvelle prolongation d’un an », a poursuivi Madame Payne. 

« Le Bureau de la commissaire à l’équité salariale devra désormais imposer des sanctions claires, sans quoi ces échéances perdront tout leur sens. »

Les membres d’Unifor et les dirigeantes et dirigeants des sections locales peuvent s’impliquer davantage dans le travail sur l’équité salariale en suivant des formations, proposées tant pour les lieux de travail régis par le gouvernement fédéral que pour ceux relevant de la réglementation provinciale de l’Ontario . 

Si vous avez des questions concernant l’équité salariale sur votre lieu de travail ou les possibilités de formation, nous vous invitons à contacter votre représentante nationale ou votre représentant national, ou à envoyer un courriel à @email.