La mise à jour financière du printemps montre le besoin de mettre davantage l'accent sur les répercussions des tarifs douaniers et de la volatilité mondiale sur les emplois au Canada

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OTTAWA – La mise à jour économique printanière du gouvernement fédéral comprend un certain nombre d'avancées importantes, notamment en ce qui concerne la formation des travailleuses et travailleurs, mais présente une vision exagérément optimiste de la santé économique canadienne alors que des millions de travailleuses et travailleurs continuent de vivre dans une grande incertitude en raison des tensions commerciales avec les États-Unis, des efforts de réduction des coûts dans le secteur public, des difficultés liées à l'abordabilité et de l'instabilité politique à l'échelle mondiale, déclare Unifor.   

« Pour évaluer la situation économique, les Canadiennes et Canadiens doivent comprendre qu'un déficit budgétaire moins important ne signifie pas une bonne santé économique. Alors que les tarifs douaniers retardent les investissements industriels majeurs et que les efforts de réduction de coûts du gouvernement fédéral nuisent aux services publics, les travailleuses et travailleurs du Canada sont coincés, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d'Unifor. Partout au pays, les industries et les communautés qui en dépendent sont soit au bord du précipice ou directement prises pour cible par le président Trump. » 

La mise à jour printanière déposée à Chambre des communes vient diminuer le déficit budgétaire prévu qui se chiffre à 67 milliards de dollars pour l'exercice financier 2025-2026, ce qui représente une baisse de 14 % par rapport au déficit établi dans les prévisions budgétaires dévoilées en novembre 2025.  Le gouvernement attribue cette baisse à certains facteurs de croissance favorables, notamment la résilience de la chaîne d'approvisionnement canadienne, les exemptions tarifaires pour certains biens conformes aux exigences de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et les investissements d'affaires prévus. Cependant, le secteur industriel canadien demeure dans l'incertitude en raison des tarifs douaniers américains. Ce climat d'incertitude est particulièrement marqué dans plusieurs secteurs critiques comme la fabrication, l'automobile, la foresterie et l'acier.

« Il est impensable de présenter le climat économique actuel autrement qu'en parlant d'incertitude pour un beaucoup trop grand nombre de travailleuses et travailleurs, a ajouté Mme Payne. Nous avons connu une faible croissance économique au cours de la dernière année et il est peu probable que la situation s'améliore bientôt compte tenu de l'instabilité qui persiste à l'échelle mondiale. »

Parmi les nouvelles mesures annoncées dans sa mise à jour économique printanière, le gouvernement octroie de nouvelles sommes pour attirer des dizaines de milliers de jeunes travailleuses et travailleurs vers des métiers spécialisés du programme Sceau rouge, y compris au moyen de subventions salariales, de suppléments pour la formation et de primes, mesures qui sont accueillies favorablement, ainsi qu'un programme de développement des marchés avantageux. 

De façon plus préoccupante toutefois, le gouvernement fédéral a aussi annoncé son intention de poursuivre ses démarches de privatisation des aéroports, d'abord annoncée dans le Budget 2025, ce qui soulève de grandes inquiétudes pour les membres d'Unifor. Dans une récente lettre envoyée aux ministres, Unifor a exprimé son opposition à tout programme de financiarisation conçu pour offrir des occasions de recherche de rente au moyen d'un monopole sans création de valeur ajoutée pour le grand public. Les aéroports devraient exercer leurs activités dans l'intérêt des personnes qui dépendent d'un transport aérien sécuritaire et abordable, pas en fonction des intérêts des actionnaires. À cet égard, Unifor considère que les aéroports et les services qu'ils offrent sont dans l'intérêt public, ce qui signifie que ces organisations doivent demeurer des sociétés publiques. 

 La présidente nationale d'Unifor Lana Payne a récemment été nommée au sein du nouveau Comité consultatif sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis formé en vue de l'examen conjoint de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), 

Unifor a présenté une stratégie en trois volets pour Protéger les emplois au Canada lors de la récente semaine fédérale de lobbying organisée par le syndicat où des membres ainsi que des dirigeantes et dirigeants ont rencontré des députées et députés de l'ensemble des partis. 

Rendez- vous à l’adresse  protegeonslesemplois.ca/ pour lire les dernières nouvelles sur les tarifs douaniers américains et découvrir ce que peuvent faire les travailleuses, les travailleurs ainsi que les collectivités pour soutenir les emplois et les industries au Canada.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et travailleuses et leurs droits. Il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir. 

Pour toute demande de renseignements des médias ou pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec Sarah McCue, représentante aux communications d’Unifor, à l’adresse @email ou au 416 458-3307.

Media Contact

Sarah McCue

Représentante aux communications - Ontario
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