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De solides habiletés d’inspection et d'enquête sont essentielles pour protéger les travailleuses et travailleurs, ainsi que pour prévenir les blessures et les maladies. Du 10 au 12 avril 2026, plus de 140 membres d’Unifor ont participé à la Conférence nationale sur la santé et la sécurité, un événement qui leur a permis d’acquérir ces compétences.
La conférence s’est tenue au Centre familial d’éducation d’Unifor à Port Elgin, sous le thème Cause profonde, véritable changement, avec pour objectif non pas de traiter les symptômes de manière superficielle, mais de définir les causes profondes des conditions dangereuses afin d’éliminer les risques et de créer des lieux de travail plus sûrs.
Joanne Hay, directrice de la santé, sécurité et environnement à Unifor, a ouvert la conférence en invitant les déléguées et délégués à se faire les porte-parole de la prévention à une époque marquée par l’évolution rapide des technologies et la pression accrue sur la santé mentale.
Len Poirier, secrétaire-trésorier du syndicat national Unifor, a évoqué le pouvoir de la solidarité dans le contexte de la santé et de la sécurité au travail.
« La santé et la sécurité relèvent de la responsabilité de toutes et tous, et la force de notre action réside dans la solidarité, a déclaré M. Poirier, rappelant aux membres le soutien qu’Unifor leur apporte dans l’ensemble du syndicat. Cette salle regorge de savoir, d’expérience et d’un engagement remarquable. Tirez-en parti. Partagez vos expériences, posez des questions, tissez des liens, car nous sommes tous plus forts lorsque nous sommes unis. »
Les déléguées et délégués ont manifesté leur solidarité en observant une minute de silence en hommage aux membres d’Unifor qui ont perdu la vie dans des accidents du travail depuis le dernier rassemblement.
Nous nous souvenons :
Peter Lecerf, section locale 4050
Sam Brouwer, section locale 4268
Sean McKim, section locale 591G
Keith Gordon, section locale 114
Tyrone McLeod, section locale 892
Simon Gagnon, section locale 3057
Après ce moment de recueillement solennel, Joanne Hay a animé une discussion au coin du feu avec Jody Young, présidente-directrice générale de Workplace Safety and Prevention Services. Comptant plus de 35 années d’expérience, notamment en tant qu’inspectrice de terrain et sous-ministre adjointe en Ontario et en Alberta, Mme Young a partagé ses réflexions personnelles sur la manière dont les représentantes et représentants des travailleuses et travailleurs peuvent apporter de réels changements sur le lieu de travail.
« Les représentantes et représentants en santé et sécurité sont les yeux et les oreilles du ministère dans votre milieu de travail », a-t-elle expliqué, soulignant le rôle important que jouent ces personnes, tant dans l’instauration d’une culture de sécurité que dans la prévention. Elle a encouragé les participantes et les participants à « mettre à profit leur courage et leur pouvoir d’action sur leur lieu de travail pour faire bouger les choses ».
La deuxième journée de la conférence a été consacrée aux aspects pratiques de l’identification des risques. Terry Anonson, ancien chargé d’enquête principal au sein de l’unité d’enquêtes sur la santé et la sécurité au travail de WorkSafeBC, a partagé les leçons tirées de sa carrière, qui l’a amené à diriger des enquêtes sur plus de 20 accidents mortels dans le secteur forestier. Sa vaste expérience des réglementations et son expertise pratique lui ont permis d’offrir aux participantes et participants une perspective unique sur les causes des incidents et sur la manière de remettre en question les suppositions des employeurs.
Il a abordé l’identification des événements critiques pour la sécurité, définis comme impliquant un acteur, une action et une décision. Il a expliqué comment ces données permettent de mieux comprendre les incidents survenant sur le lieu de travail. « Si l’on élimine cet événement, l’accident ne se produira pas : c’est là qu’il faut commencer, a -t-il expliqué. Une fois les événements importants répertoriés dans votre séquence d’événements, vous pouvez commencer à creuser. »
L’après-midi, les déléguées et délégués ont participé à des séances en petits groupes portant sur un large éventail de thèmes associés aux difficultés actuelles en matière de sécurité. Elles comprenaient, entre autres, des ateliers sur les nanotechnologies et l’avenir de la sécurité, le mythe de la négligence des travailleuses et travailleurs, la préparation aux situations d’urgence et la santé mentale.
La dernière journée de la conférence a apporté une perspective nouvelle sur la promotion de la sécurité au travail. Trina Maher, présidente de Bridging Concepts et membre de la Première Nation de Mattagami, a fait une présentation sur la santé et la sécurité d’un point de vue autochtone. Elle a rappelé aux déléguées et délégués que « la réconciliation n’est pas seulement l'affaire des peuples autochtones, ni celle des gouvernements, ni celle des entreprises. Chacune et chacun d’entre nous peut jouer ce rôle. »
La conférence s’est terminée par une table ronde à laquelle ont participé Niki Lundquist, directrice principale du développement des capacités et de l’inclusion, et Emil Mesic, coordonnateur du Fonds de formation à la santé et à la sécurité. Évoquant la défense des droits par opposition à la discipline, ils ont abordé les protections juridiques dont bénéficient les travailleuses et travailleurs qui subissent des intimidations de la part de leur employeur pour avoir fait part de leurs préoccupations en matière de sécurité.
Au terme d’un week-end de discussions intenses et constructives, les déléguées et délégués sont repartis avec de nouveaux outils, des réseaux plus solides et une détermination renouvelée à militer pour des lieux de travail sécuritaires et sains pour toutes et tous.
Pour plus de renseignements et de ressources pour soutenir votre comité de santé et de sécurité, visitez unifor.org/healthandsafety ou faites parvenir vos questions à healthandsafety@unifor.org.
Vous trouverez des photos de la fin de semaine sur la page Facebook d’Unifor.