Déclaration d'Unifor sur l'avenir de l'usine de montage de Stellantis à Brampton

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Stellantis Brampton Plant ariel view
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Unifor est profondément préoccupé après avoir appris que Stellantis considérait sérieusement fermer et vendre son usine de montage de Brampton. 

Le 12 août 2026, l'entreprise a avisé le syndicat de son intention d'entamer des discussions avec une autre entreprise pour potentiellement vendre l'usine.

Stellantis n'a toutefois pas fourni au syndicat d'avis officiel de fermeture de l'usine de Brampton. En vertu des dispositions de notre convention collective, l'entreprise doit présenter au syndicat un préavis écrit d'un an en cas de fermeture ou de vente. 

Plus de 2 200 membres de la section locale 1285 d'Unifor à l'emploi de l'usine de montage de Brampton sont mis à pied depuis l'arrêt de la production en décembre 2023 dans le but de procéder au réoutillage des installations pour produire le VUS électrique Jeep Compass. 

En février 2025, Stellantis annonçait l'interruption temporaire des travaux de réoutillage de l'usine, puis en octobre 2025, le déplacement aux États-Unis de la production future du véhicule Jeep Compass, laissant ainsi l'usine de Brampton pour une durée indéterminée.

La position d'Unifor a toujours été la même en ce qui concerne l'usine de montage de Brampton. 

Le syndicat maintient que le déplacement de la production du Jeep Compass enfreint à la fois la convention collective et les ententes concluent avec l'entreprise pour obtenir un financement considérable de la part des gouvernements fédéral et provincial. 

Même si notre syndicat n'a pas participé directement aux discussions entre Stellantis et les représentants gouvernementaux entamées après que l'entreprise ait contrevenu à son engagement, ce processus n'a manifestement pas permis de trouver une solution adéquate. 

Tout au long du processus de réoutillage et des phases subséquentes d'arrêt de la production, Stellantis a maintenu que son intention était de rouvrir l'usine et de respecter son engagement envers nos membres. L'annonce de pourparlers en vue d'une vente potentielle est un revirement de situation déplorable. La fermeture de l'usine Stellantis entraînerait une grave réduction de l'empreinte automobile canadienne qui affecterait des milliers d'emplois dans la région. Il est impossible de remplacer les emplois syndiqués très bien rémunérés créés au fil des conventions collectives négociées dans le secteur automobile depuis 80 ans.   

Cette fermeture potentielle met en lumière les dangereuses répercussions du maintien des tarifs douaniers sur le secteur de l'automobile imposés par l'administration Trump. Au cours des 18 derniers mois, Unifor a réclamé à maintes reprises une intervention afin d'éviter ce genre de menaces envers le secteur canadien de l'automobile et les emplois qu'il soutient. 

Au cours des prochains jours et des prochains mois, Unifor interpellera la direction de l'entreprise ainsi que tous les ordres de gouvernement. 

Nos membres peuvent être assurés que nous tirerons profit de l'occasion que représentent les négociations pour une nouvelle convention collective avec Stellantis pour discuter de cette question et faire en sorte que les emplois et les revenus soient protégés de la meilleure manière possible.

En toute solidarité, 

Lana Payne, présidente nationale d’Unifor 

James Stewart, président du Conseil de Stellantis d'Unifor et président de la section locale 444 d'Unifor 

Vito Beato, vice-président du Conseil de Stellantis d'Unifor et président de la section locale 1285 d'Unifor