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Le 24 juin dernier, au bureau de New Westminster, plus de 100 membres d’Unifor, victimes et organisations communautaires de première ligne, ont participé à un symposium sur la violence entre partenaires intimes organisé par le Comité de la condition féminine de la région de la Colombie-Britannique et le Service de la condition féminine d’Unifor.
Gavin McGarrigle, directeur de la région de l’Ouest, a lancé la réunion par un mot de bienvenue et offert son soutien enthousiaste à la conférence et à la campagne en cours d’Unifor. « Des événements comme celui d’aujourd’hui et cette extraordinaire participation montrent bien que les appels au changement se multiplient, a-t-il déclaré. Les gouvernements doivent faire mieux pour changer l’environnement où cette haine et cette violence s’enveniment afin de sensibiliser à cet enjeu, de faire respecter la loi et de bâtir une société où chaque personne est en sécurité. Le travail se poursuit, chères consœurs, et Unifor sera à vos côtés. En tant que dirigeant, syndicaliste, homme, mari et père, je serai toujours à vos côtés dans ces combats. »
Tracey Ramsey, directrice du Service de la condition féminine, a ensuite évoqué le travail accompli par Unifor pour intégrer la fonction d’intervenante auprès des femmes dans les conventions collectives. Les sections locales d’Unifor ont négocié l’intégration de 780 intervenantes à la grandeur du pays. Ce rôle s’accompagne d’une formation intensive de 40 heures et d’une mise à niveau annuelle. Il est reconnu par l’Organisation des Nations Unies et a servi de modèle à des syndicats du monde entier.
Elle a également abordé les récentes annonces de plusieurs gouvernements provinciaux, dont celui de Terre-Neuve-et-Labrador, déclarant la violence entre partenaires intimes et la violence sexiste comme une épidémie.
« Cette déclaration d’épidémie n’est pas seulement symbolique, a-t-elle dit. Il s’agit d’un engagement à financer les services dont les femmes dépendent pour survivre : les refuges affichent complet, les programmes de consultation psychologique sont sollicités au delà de leur capacité, et les maisons de transition tentent d’obtenir du financement pour combler les lacunes. »
Le symposium comprenait l’atelier pratique que le Service de la condition féminine a mis en place partout au Canada, lequel sensibilise à l’ampleur de l’épidémie de violence entre partenaires intimes et permet aux participantes de se familiariser avec les différents types d’abus et de réfléchir à des stratégies en vue d’un changement systémique.
Bon nombre des participantes issues de la communauté représentaient des organisations comme des refuges, des réseaux de soutien aux victimes d’agression sexuelle et d’autres groupes de défense des droits. Des tables avaient été installées pour permettre aux participantes de se rencontrer et d’établir des liens les unes avec les autres.
Dans l’après-midi, diverses intervenantes respectées de premier plan ont pris la parole, notamment la ministre du Travail de la Colombie-Britannique, Jennifer Whiteside. La ministre a félicité Unifor d’avoir réuni des organisations luttant contre la violence sexiste et s’est engagée à continuer de défendre cet enjeu au sein du Cabinet.
Gina Edwards, directrice générale de la BC Native Women’s Association, a parlé du rôle du colonialisme et des pensionnats autochtones dans l’oppression des peuples autochtones et l’instauration d’une culture de la violence, en particulier contre les femmes. Elle a également dénoncé le système pénitentiaire et le système de protection de l’enfance pour leurs graves inégalités et la surreprésentation des peuples autochtones. Cette surreprésentation et la surveillance policière excessive constituent un facteur clé de la sous déclaration des cas de violence entre partenaires intimes dans de nombreuses communautés autochtones.
En après-midi, Tracey Ramsey a animé une table ronde réunissant des groupes militants et des spécialistes de la lutte contre la violence sexiste :
- Shahnaz Rahmam, directrice générale du Surrey Women’s Centre;
- Angela Marie McDougall, directrice générale des Battered Women’s Support Services et spécialiste au sein de l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation;
- Emmy Skates, directrice générale de SARA for Women.
Les intervenantes ont évoqué l’histoire unique et le travail essentiel de chaque organisation, ainsi que l’importance de la collaboration et des solutions communautaires pour mener à bien cette campagne conjointe visant à mettre fin à la violence entre partenaires intimes.
Kamal Dhillon, auteure primée et conférencière inspirante, a clos la journée par une présentation et partagé son histoire de violence conjugale. Elle a abordé les nombreux obstacles culturels et systémiques qui empêchent de traiter adéquatement de la violence entre partenaires intimes et de croire les femmes.
Pour en savoir plus sur la campagne « Déclarons la violence entre partenaires intimes une épidémie »
Consultez l’album Facebook ici.