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Les nombreuses mises à pied chez VIA Rail révèlent les profondes lacunes des critères de la PCU

8 juil 2020 - 0:00

8 juillet 2020

OTTAWA – Plus de 1 000 travailleuses et travailleurs de VIA Rail ont reçu aujourd’hui un avis de licenciement, alors que les critères de la PCU du ministre des Finances Bill Morneau continuent de les empêcher d’obtenir un supplément de revenu payé par l’employeur.

« Les critères de la PCU froissent les pratiques de la sécurité du revenu que les travailleurs et les employeurs appliquent depuis des décennies, a déclaré Jerry Dias, président national d’Unifor. Bon nombre de travailleuses et travailleurs de chemins de fer sont rentrés au travail dans les premières semaines de la pandémie et continuent d’offrir des services malgré le risque pour leur propre santé. Ils ne méritent pas moins que le gouvernement fédéral honore les avantages établis dans leur convention collective durement négociée. »

Injustement, le gouvernement interdit à VIA Rail, en tant que société de la Couronne, d’offrir la Prestation canadienne d’urgence à ses travailleuses et travailleurs malgré un ralentissement majeur des services de train de passagers. Jusqu’à présent, l’entreprise a versé à ses employés qui n’ont pas de travail en raison de la pandémie 70 % de leur salaire.

En mise à pied temporaire, les membres touchés peuvent faire une demande de PCU, mais n’ont pas droit à la prestation supplémentaire de chômage négociée dans leur convention collective.

« Plutôt que de permettre aux employeurs de soutenir les obligations contractuelles qui sont négociées précisément pour de telles situations, le gouvernement fédéral les empêche de le faire, a précisé Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor. Plus de 4 000 membres d’Unifor ont déjà envoyé un courriel à Bill Morneau et à la ministre Qualtrough pour leur demander d’abroger cette politique. Combien de milliers de travailleurs doivent perdre leur revenu et leurs avantages sociaux avant que le gouvernement rectifie cette abominable politique? »

Unifor a négocié des prestations supplémentaires de chômage pour environ 50 000 membres dans de nombreux secteurs. Ces prestations supplémentaires de chômage ne coûtent rien au Trésor public et font partie d’un contrat que des travailleuses et travailleurs, ou leur syndicat, concluent avec un employeur.

Unifor a envoyé une pétition signée par les membres aux ministres Morneau et Qualtrough, leur demandant de cesser de refuser ces prestations aux travailleuses et travailleurs. Visitez le site www.unifor.org/ne-refusez-pas-les-regimes-de-psc pour de plus amples renseignements.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 315 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

Pour planifier une entrevue par Skype, FaceTime ou Zoom, communiquez avec Sarah McCue, représentante nationale aux communications d’Unifor, à l’adresse sarah.mccue@unifor.org ou au numéro 416-458-3307.

Pour des entrevues en français, communiquez avec Marie-Andrée L’Heureux, représentante aux communications d’Unifor pour le Québec, à l’adresse marie-andree.lheureux@unifor.org ou au numéro 514-916-7373 (cellulaire).