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Un employeur n'a pas fourni de masques médicaux aux travailleuses et travailleurs d’un foyer de soins de longue durée lors d’une éclosion

Des membres d'Unifor lors d'un rassemblement pour les soins de longue durée.
4 fév 2021 - 0:00

Le 4 février 2021

WINDSOR – Alors que la pandémie continue de faire de plus en plus de victimes, les travailleuses et travailleurs des soins de longue durée continuent de se heurter au manque de respect des employeurs du secteur privé des soins de longue durée.

« La pandémie a mis en évidence les situations chroniques et dangereuses dans nos maisons de soins, a déclaré Jerry Dias, président d'Unifor. Le personnel des soins de longue durée est épuisé. Ils se rendent au travail tous les jours en espérant qu'ils ne contracteront pas la COVID-19 et qu'eux et leurs résidents seront en sécurité. Ils espèrent que l'employeur disposera d'un équipement de protection individuelle adéquat pour assurer leur sécurité. »

Les employeurs de soins de longue durée ont reçu des fonds publics pour assurer la sécurité des employés et des résidents. Le Ministère exige que tous les employés portent, au minimum, un masque médical sur leur lieu de travail. Cependant, Fairfield Park à Chatham, a acheté des masques de qualité non médicale pour ses employés et ne les a retirés qu'après que le syndicat ait fait ses propres recherches pour réfuter les affirmations de l’employeur selon lesquelles les masques étaient approuvés par le gouvernement

« Fairfield Park est en proie à une terrible éclosion, et ce propriétaire a placé ses propres travailleuses et travailleurs à risque pendant que le virus se répandait dans l’immeuble et infectait des résidents et du personnel, a déclaré Tullio DiPointi, président de la section locale 2458 d’Unifor. Le premier ministre Ford devrait retirer sa licence pour avoir causé la propagation de ce terrible virus. »

L'employeur a reçu environ 80 millions de dollars de l'argent des contribuables pour construire ou agrandir les installations du Manoir Brouillette à Windsor, un autre foyer exploité par le même propriétaire, même s'il a déjà du mal à garder son personnel. Unifor a attiré l'attention sur la crise du personnel dans les soins de longue durée dans la province. Bien que le gouvernement ait créé des fonds dédiés au recrutement de nouveaux employés, les employeurs doivent être tenus responsables de leur inaction.

« Comment attirer des travailleuses et travailleurs dans ce secteur quand ils ne sont pas certains que leur employeur fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer leur sécurité et leur fournir un EPI approprié?, a poursuivi M. DiPonti. Ces mêmes travailleuses et travailleurs vont à la table des négociations et font face à des pages de demandes de concession, même après avoir travaillé pendant la pandémie. »

La plupart des prestataires privés de soins de longue durée sous-traitent des services à Bass Associates pour négocier une convention collective, et la plupart des propriétaires se présentent rarement aux négociations. Une fois qu'un modèle a été établi, les employeurs ne s'en écarteront pas. Les employeurs demandent généralement des concessions sur les congés de maladie et les avantages sociaux pour forcer un règlement, en espérant que les comités de négociation n’auront pas la volonté de porter ces demandes de concession devant un arbitre.

« C'est exactement le piège dans lequel sont pris nos membres au Manoir Brouillette et à Fairfield Park, a déclaré Tullio DiPonti, président de la section locale 2458 d'Unifor. Imaginez qu'après avoir travaillé en première ligne de cette pandémie dans une maison de retraite, vous vous retrouviez à la table des négociations pour faire face à six pages de demandes de concession et à un manque total de respect pour le travail que vous faites de la part d'un avocat de Toronto. L'employeur n'a rien appris de la tragédie qui s'est déroulée dans ce secteur. »

Attirer des travailleuses et travailleurs, et en particulier des préposés aux services de soutien à la personne, a été pratiquement impossible ces dernières années. Cette crise a été confirmée par des sources indépendantes, notamment le comité de dotation du MSSLD, la Commission des soins de longue durée et le rapport de la Coalition ontarienne de la santé

Caring in Crisis, Ontario's PSW shortage (Les soins sont en crise : pénurie de préposés aux services de soutien à la personne en Ontario), commandé par Unifor et publié il y a plus d'un an

« L'un des facteurs qui ont conduit à cette crise a été une décennie d'augmentations salariales inférieures à l'inflation, a déclaré M. Dias. Les travailleuses et travailleurs des soins de longue durée ne sont pas autorisés à faire la grève. Ils sont obligés d'aller en arbitrage, et les sentences arbitrales n'ont pas été généreuses. Ils ont pris du retard par rapport à leurs homologues qui travaillent dans les foyers municipaux de SLD d'au moins 3 dollars de l'heure. »

Les négociations contractuelles avec le Manoir Brouillette et Fairfield Park ont débuté en octobre 2020. Le syndicat est déçu que l'employeur ait rejeté ses modestes demandes de modifications à la convention collective, et encore plus déçu qu'il ne prenne pas au sérieux son obligation de protéger les travailleuses et travailleurs et les résidents.

Pour plus d'informations et pour signer la pétition « Better Care, Safe Work, Fair Pay » (De meilleurs soins, un travail sécuritaire, un salaire équitable), veuillez consulter le site www.caretakestime.ca

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 315 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

Pour obtenir de plus amples informations ou solliciter une entrevue par téléphone, Skype, Zoom ou FaceTime, veuillez contacter le représentant aux communications d’Unifor, Hamid Osman, à hamid.osman@unifor.org ou au 647-448-2823 (cell).