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Tous les Ontariens ont le droit à un niveau de vie décent, affirme le nouveau syndicat Unifor (Objet : Congrès du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario)

TORONTO & LONDON, ON, le 20 sept. 2013 /CNW/ - Tous les Ontariens ont le droit de gagner un salaire équitable, de travailler dans un environnement sécuritaire et de maintenir un niveau de vie décent. Or le Parti conservateur de l'Ontario envisage de démanteler ces valeurs fondamentales à son congrès sur les politiques qui va se dérouler en fin de semaine, a déclaré le président d'Unifor, Jerry Dias.

Le congrès sur les politiques du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario qui débute aujourd'hui à London, en Ontario, comprend toute une gamme de propositions de politiques qui va à l'encontre des intérêts des travailleurs et pourrait former la base de la plateforme électorale du parti lors des prochaines élections. Ces propositions incluent une politique qui interdirait la formule Rand (un modèle automatique de retenues des cotisations syndicales pour tous les travailleurs qui bénéficient des avantages d'une convention collective).

Le plus grand syndicat du secteur privé en Ontario exhorte le chef du Parti conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, à abandonner cette proposition en faveur de politiques visant à améliorer les salaires, les avantages en milieu de travail et la collaboration avec les syndicats afin d'améliorer le niveau de vie de tous les Ontariens.

« Le livre blanc du Parti conservateur sur les lois du travail équivaut à une attaque en règle contre les syndicats et minera la capacité des travailleurs de négocier des conventions collectives acceptables, sur un pied d'égalité, avec leurs employeurs », a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor.

« Encore plus problématique, cette politique ouvrira un tout nouveau chapitre dans la confrontation entre les syndicats et les employeurs, une situation dont l'Ontario pourrait vraiment se passer aujourd'hui. »  Jerry Dias exhorte les délégués au congrès sur les politiques à rejeter la proposition.

Il souligne que Tim Hudak a récemment exclu de son cabinet fantôme le député Randy Hillier, l'un des principaux artisans du livre blanc de juin 2012 qui a d'abord proposé d'interdire la formule Rand. « Tim Hudak a reconnu que Randy Hillier nuit aux préparatifs préélectoraux de son parti. Il devrait maintenant reconnaître que les politiques de la discorde de Randy Hillier sont encore plus nuisibles. »

« Aucun syndicat n'existe sans l'appui majoritaire des membres dans cette unité de négociation. La formule Rand reflète le principe fondamental de la majorité, purement et simplement », a déclaré la directrice régionale d'Unifor pour l'Ontario, Katha Fortier.

Elle a évoqué l'annonce récente d'investissements de Ford Motor Co. à Oakville et de General Motors à Ingersoll comme preuve que la libre négociation collective est compatible avec les installations industrielles modernes et concurrentielles.

« Oui, nous avons des différends avec les employeurs. Toutefois, un régime moderne de convention collective est la meilleure façon de travailler à surmonter ces différends et d'atteindre des compromis qui profitent aux deux parties », a déclaré Jerry Dias.

Unifor, le plus grand syndicat canadien du secteur privé, est né durant la dernière fin de semaine de la fête du Travail avec l'union des Travailleurs canadiens de l'automobile et du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier.

Historique

La formule Rand est une caractéristique courante des conventions collectives partout au Canada, endossée par le juge Ivan Rand de la Cour suprême du Canada dans un arrêt historique de 1946 qui réglait une grève interminable des travailleurs de l'automobile à Windsor. En vertu de la formule Rand, les travailleurs couverts par les dispositions d'une convention collective doivent payer des cotisations syndicales (même s'ils préfèrent ne pas adhérer au syndicat) puisqu'ils bénéficient des protections de cette convention collective. Le juge Rand a élaboré un système visant à prévenir les « resquilleurs », des personnes qui accepteraient volontiers les salaires et les avantages d'une convention collective syndicale sans verser quoi que ce soit pour le maintien de cette convention.

Avant que la formule Rand ne soit appliquée chez les employeurs de l'Ontario, elle doit être approuvée deux fois par les travailleurs visés : d'abord, lorsqu'ils signifient leur appui majoritaire à la création d'une unité de négociation, et ensuite lorsqu'ils ratifient (par vote majoritaire) toute convention collective contenant des dispositions sur la formule Rand ou d'autres dispositions similaires.

SOURCE Le Syndicat Unifor