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TORONTO — Unifor accueille favorablement l’investissement de 2,5 milliards de dollars consenti par les gouvernements fédéral et ontarien pour soutenir l’industrie automobile canadienne, durement touchée par la guerre commerciale que mènent actuellement les États-Unis contre le Canada, et exhorte le gouvernement à concentrer ses efforts sur le maintien des activités d’assemblage automobile menacées à Brampton.
« Notre secteur automobile et les travailleuses et travailleurs qui en dépendent font directement les frais de la politique de l’administration Trump. L’appui des gouvernements fédéral et ontarien est essentiel à la survie des travailleuses et travailleurs ainsi que de l’industrie face à cette crise », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor.
« L’annonce d’aujourd’hui doit inciter les deux gouvernements à s’attaquer au problème le plus urgent du moment, à savoir empêcher la fermeture et la vente de l’usine d’assemblage de Brampton afin de préserver l’activité d’assemblage automobile et les emplois qu’elle génère. »
Les négociations collectives entre Unifor et Stellantis sont actuellement dans l’impasse, en partie puisque l'entreprise prévoit vendre l’usine à un sous-traitant du secteur de la défense et mettre ainsi fin à la production automobile à Brampton, une décision qui affecterait des milliers de travailleuses et travailleurs de la chaîne d’approvisionnement locale. Ces négociations ont également pour objectif de garantir l’empreinte de la production automobile au Canada en assurant un avenir solide et durable aux usines de Stellantis à Windsor et à Etobicoke.
Unifor continue de rappeler au gouvernement qu’une solution doit également être trouvée pour l’usine CAMI de General Motors, située à Ingersoll, en Ontario, qui est actuellement à l’arrêt.
Ce financement, annoncé dans le cadre d’un plan d’action mixte Canada-Ontario, est destiné à encourager les constructeurs automobiles à investir dans une machinerie moderne et des chaînes de production plus performantes dans le but de renforcer le secteur dans un contexte de turbulences attribuable aux tarifs douaniers.
« Nous y voyons un vote de confiance accordé à notre secteur automobile national, lequel emploie un demi-million de travailleuses et de travailleurs canadiens, a précisé Mme Payne. Ce financement véhicule également un message essentiel : la construction automobile a un avenir au Canada, et nous devons continuer à la soutenir financièrement et à nous battre pour elle. »
Le syndicat demande que les investissements publics s’accompagnent d’engagements contraignants. Les ententes de financement de plusieurs milliards de dollars conclus avec les constructeurs automobiles doivent s’accompagner de garanties strictes et à long terme quant à la production et aux emplois au Canada, afin d’empêcher que les investissements et les capacités de production ne soient délocalisés.
Le syndicat réclame également du gouvernement fédéral qu’il renforce sa stratégie industrielle automobile en accordant la priorité à la fabrication au Canada, en protégeant les emplois bien rémunérés et en assurant la production pour l’avenir. Les politiques devraient récompenser les constructeurs automobiles qui investissent au Canada, plutôt que de subventionner des véhicules construits à l’étranger avec peu ou pas de contenu canadien. Le syndicat continue d’exhorter le gouvernement à reconsidérer sa position sur les importations de véhicules électriques chinois et à concentrer ses efforts sur la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement nationale concurrentielle pour les véhicules électriques.
« La stratégie automobile du Canada doit être définie en fonction des emplois qu’elle protège, des investissements qu’elle garantit et de l’avenir de la production qu’elle construit ici, chez nous, a ajouté Mme Payne. Les fonds publics doivent générer des avantages pour la collectivité, ce qui signifie de bons emplois, des communautés solides et un avenir viable pour la construction automobile au Canada. »