Partager
Le jeudi 29 octobre 2026, Unifor s’est joint à des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, à des parents, à des dirigeantes et dirigeants syndicaux ainsi qu’à des militantes et militants de la communauté sur la pelouse de Queen’s Park, à Toronto, à l’occasion de la manifestation « Prendre soin, ça compte » en faveur de l’apprentissage précoce et des services de garde d’enfants.
Cette action a renforcé l’appel lancé au premier ministre Doug Ford et au gouvernement de l’Ontario afin qu’ils débloquent le financement provincial nécessaire pour l’apprentissage précoce et les services de garde d’enfants.
« Les services de garde d’enfants sont essentiels à l’apprentissage précoce, aux familles et à l’économie canadienne. Nous devons valoriser les travailleuses et travailleurs du secteur des soins et veiller à ce qu’ils soient rémunérés équitablement et traités avec respect », a déclaré Samia Hashi, directrice de la région de l’Ontario d’Unifor.
Cette manifestation, qui dénonçait le retard accumulé par le système de garde d’enfants de l’Ontario, a mis en lumière la crise des listes d’attente, l’absence d’échelle salariale pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance, ainsi que l’absence de plan provincial pour atteindre la moyenne promise de 10 $ par jour pour les frais de garde des familles.
« L’Ontario n’a pas pour objectif de créer davantage de places en garderie, n’a pas de plan pour améliorer les salaires des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, et n’a pas l’intention d’atteindre les frais de garde de 10 $ par jour pour les familles. Le gouvernement provincial du premier ministre Doug Ford doit se mobiliser et assumer ses responsabilités », a affirmé Carolyn Ferns, coordonnatrice des politiques publiques de la Coalition ontarienne pour de meilleurs services éducatifs à l’enfance.
L’Ontario n’a pas investi les fonds de contrepartie provinciaux destinés à soutenir la main-d’œuvre du secteur des services de garde, ce qui aggrave une grave crise de recrutement et de rétention du personnel et exacerbe la crise des listes d’attente. Les organisateurs ont souligné que les services de garde relèvent de la responsabilité provinciale et ne peuvent être financés uniquement par des fonds fédéraux.
« Unifor s’engage à lutter pour des services de garde de haute qualité, abordables et accessibles, a ajouté Mme Hashi. En travaillant ensemble, nous pouvons veiller à ce que celles et ceux qui fournissent des services de garde s’épanouissent, garantissant ainsi l’épanouissement des familles et de nos communautés. »