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TORONTO - Le Conseil canadien des relations industrielles a donné raison à un membre d’Unifor qui avait refusé d’effectuer un travail dangereux à Brinks, à Toronto, en rejetant l’appel de l’entreprise et en confirmant que les employées et employés des véhicules blindés ne peuvent pas être contraints de travailler seuls sans la protection d’une agente ou d’un agent de sécurité.
« Personne ne devrait jamais être contraint de choisir entre sa sécurité et son emploi, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. Cette décision affirme avec force que le droit de refuser un travail dangereux est bien réel et protégé par la loi fédérale. Les employées et employés des véhicules blindés sont exposés chaque jour à de graves risques, et aucun employeur ne peut les priver de ces protections au nom de la réduction des coûts. Lorsque nos membres tirent la sonnette d’alarme, Unifor les soutient sans réserve. »
Cette décision fait suite au refus de travailler d’un chauffeur de voiture blindée, membre de la section locale 112 d’Unifor. Brinks avait ordonné à des équipes de deux personnes, normalement composées d’un chauffeur et d’un garde, de se séparer à l’intérieur des centres commerciaux et d’exercer toutes deux la fonction de courrier, laissant ainsi les travailleurs assumer seuls la responsabilité sans la protection d’un garde. Unifor a contesté cette mesure, estimant qu’elle créait un risque inacceptable pour les travailleuses et travailleurs.
« Cette décision a une portée qui dépasse largement le cadre d’un seul lieu de travail, a indiqué Samia Hashi, directrice régionale d’Unifor pour l’Ontario. Elle fait savoir à tous les transporteurs de valeurs de ce pays que la séparation des équipes et l’envoi de courriers seuls, sans garde, sont inacceptables. Les procédures de sécurité qui protègent les travailleuses et travailleurs du transport de valeurs existent parce que ce travail est dangereux, et elles ne peuvent être mises de côté au nom de l’efficacité. Nos membres à Brinks se sont battus pour cela, et les travailleuses et travailleurs de l’ensemble du secteur s’en trouvent mieux. »
Un agent fédéral chargé de la santé et de la sécurité a rendu une décision en faveur du travailleur le 23 juin 2022. Brinks a interjeté appel. Le Conseil a conclu qu’un danger existait au moment du refus et que ce danger ne constituait pas une condition normale d’emploi. Il a confirmé la directive de l’agent, rejeté l’appel de Brinks et tranché l’affaire sans audience.
Brinks ne peut plus appliquer ce modèle d’exploitation, et cette décision met en garde les autres transporteurs de valeurs. Environ 800 travailleuses et travailleurs de Brinks à travers le Canada devraient en bénéficier.
Concrètement, cette décision oblige Brinks à respecter les mesures de protection et les procédures de sécurité que le transport de valeurs a toujours exigé — ni plus, ni moins.
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs, et pour leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.
Pour les demandes de renseignements des médias, communiquez avec Hamid Osman, représentant aux communications d’Unifor, à @email ou au 647 448-2823 (tél. mobile).