Unifor condamne la décision du gouvernement du Canada de réduire le financement des transports en commun

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A transit bus stopped on route
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Toronto – Unifor condamne les compressions fédérales dans le financement des transports en commun, lesquelles menacent la sécurité et la fiabilité du service et refilent les coûts aux travailleuses et travailleurs et aux municipalités déjà mis à rude épreuve.

« Le transport en commun est un bien public et il n’y a pas de meilleur moment pour investir à la fois dans les services et la mise en place de services de transport en commun fiables dans les villes du Canada, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. La réduction du financement des transports en commun ne permet pas d’économiser de l’argent. Elle place plutôt le fardeau sur les villes, les travailleuses et travailleurs et la clientèle : les services sont réduits, les tarifs augmentent et les conditions de travail se détériorent. »

En 2024, le gouvernement fédéral a mis sur pied le Fonds pour le transport en commun du Canada, qui devait assurer un financement constant et prévisible des transports en commun. Il s’était engagé à verser 3 milliards de dollars par an à partir de cette année.

Toutefois, l’austérité que favorise le budget fédéral actuel se traduit par des coupes dans les services essentiels dont dépend la population, notamment les transports en commun.

Le gouvernement a abandonné le fonds qui aurait consolidé les transports publics et a alloué des sommes au nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes. Ce faisant, les projets de transports en commun doivent maintenant rivaliser avec d’autres projets pour obtenir du financement.

Unifor soutient que le transfert des coûts des transports en commun aux municipalités les oblige à faire des choix impossibles, notamment en réduisant les services ou en augmentant les tarifs et l’impôt foncier. Toutes ces options ont des conséquences graves et frappent durement les travailleuses et travailleurs.

Les transports en commun permettent efficacement de réduire les émissions, de diminuer les coûts de transport des ménages et de rapprocher les populations de leur lieu de travail, de leur milieu scolaire et de leur domicile.

Les travailleuses et travailleurs des transports en commun rendent service à la population, mais le gouvernement leur demande encore et toujours de faire plus avec moins. Les coupes budgétaires alourdissent la charge de travail, exposent les travailleuses et travailleurs de première ligne aux abus et au harcèlement, retardent les travaux d’entretien et de modernisation nécessaires, et soulèvent de graves inquiétudes en matière de santé et de sécurité pour les travailleuses et travailleurs de première ligne et le public qu’ils servent.

Parallèlement, les usagers, en particulier les communautés à faible revenu et immigrantes, doivent composer avec des trajets plus longs, un accès réduit aux emplois et aux services, et des tarifs plus élevés.

L’année dernière, les habitants de la vallée de Cowichan, en Colombie-Britannique, ont dû subir la plus longue grève des transports en commun à Transdev de leur histoire, une grève qui a duré sept semaines. La province a connu quatre longues grèves en trois ans, touchant des dizaines de milliers de personnes, le gouvernement de la Colombie‑Britannique et BC Transit dépendant trop largement des fournisseurs privés de services de transport en commun et les écarts sur le plan des salaires et des avantages sociaux en découlant étant trop importants.

Le syndicat demande aux gouvernements d’annuler les coupes budgétaires dans les transports en commun et de s’engager à investir à long terme dans les transports publics afin de protéger les travailleuses et travailleurs, de servir les communautés, et de favoriser une économie et un environnement à faibles émissions de carbone.

« Ces coupes s’inscrivent dans des mesures d’austérité élargies qui considèrent les services essentiels comme remplaçables, a ajouté Lana Payne. Les transports en commun sont essentiels à la justice économique, à l’action climatique et au bien-être de la communauté. Nous devons protéger les emplois au Canada. Le sabotage de ces efforts met la population en danger et nous fait régresser. Les transports en commun ont besoin d’un financement dédié et stable pour survivre. »

Unifor représente plus de 6 500 chauffeuses et chauffeurs de véhicules de transport en commun, de mécaniciennes et mécaniciens et de membres des métiers spécialisés.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et travailleuses et leurs droits. Il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

Pour toute demande de renseignements des médias, communiquez avec Jenny Yuen, représentante nationale aux communications d’Unifor, à l’adresse @email ou au numéro 416-938-6157 (cellulaire).

Media Contact

Jenny Yuen

Représentante aux communications
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