Unifor célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse en réitérant son appel à défendre le journalisme au Canada et ailleurs dans le monde

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A black fountain pen nib against a yellow background, with a map of Asia and Australia depicted on the nib.
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À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, Unifor exhorte les parties prenantes à prendre des mesures urgentes pour protéger la liberté de la presse, soutenir le journalisme local, et garantir la sécurité et l’indépendance des travailleuses et travailleurs des médias au Canada et dans le monde entier.

La Journée mondiale de la liberté de la presse, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, souligne le rôle essentiel d’une presse libre dans le maintien de la démocratie et la responsabilité des autorités au pouvoir.

Le contexte mondial de la liberté de la presse continue de se détériorer. Des taux alarmants de journalistes sont victimes de harcèlement, de censure, de détention et de violence.

Aujourd’hui, une menace grandissante à l’échelle mondiale pèse sur la liberté de la presse. Depuis la Journée mondiale de la liberté de la presse de l’année dernière, 78 journalistes ont été tués, selon l’UNESCO, soulevant une tendance plus générale qui met en lumière les risques auxquels s'exposent ceux et celles qui rapportent la vérité.

Il est essentiel de bâtir un secteur médiatique indépendant et florissant pour préserver les institutions démocratiques et les communautés qu’elles servent. Bien que le Canada demeure un chef de file mondial en matière de libertés démocratiques, des signes avant‑coureurs émergent. Le déclin de la couverture des nouvelles locales, la montée de l’hostilité envers les journalistes, les contraintes économiques et la pression accrue sur les systèmes d’accès à l’information constituent une grande source d’inquiétude. 

Les pressions économiques continuent de redéfinir le paysage médiatique. La dominance des grandes plateformes numériques sur les marchés publicitaires a contribué à la fermeture de salles de presse, à des mises à pied et à la réduction de l’accès à des nouvelles locales fiables.

Parallèlement, les journalistes au Canada sont de plus en plus nombreux à être la cible de harcèlement, de surveillance et d’intimidation, en particulier les femmes, les personnes de couleur, les travailleuses et travailleurs des médias issus des communautés autochtones et 2ELGBTQIA+, et d’autres membres de groupes en quête d’équité, qui sont victimes de harcèlement en nombres disproportionnés.

Unifor soutient le programme de soutien entre les pairs dans l’industrie canadienne des nouvelles, qui met en place un réseau de bénévoles formés pour aider leurs collègues à gérer le stress, l’épuisement professionnel ou d’autres difficultés au travail.

Le syndicat continue de militer en faveur de mesures visant à protéger le journalisme et à sauver les nouvelles locales, à garantir que ses membres sont protégés contre le harcèlement et les abus, et à lutter contre la désinformation, un champ de bataille de plus en plus important pour la liberté de la presse.

La transformation numérique des médias a exacerbé ces enjeux. Les campagnes de désinformation amplifiées dans les médias sociaux par l’utilisation de l’intelligence artificielle minent la confiance du public, et, par conséquent, il est alors plus difficile de distinguer le vrai du faux.

Pour lutter contre cette désinformation, Unifor a créé le site Web factcheckhere.ca (en anglais seulement), une campagne soutenue par l’industrie de l’information visant à encourager la population canadienne à prendre le temps de s’assurer que les renseignements qu’elle consulte proviennent de sources d’information fiables avant de les partager.

Représentant plus de 9 000 travailleuses et travailleurs des médias partout au Canada, Unifor reste déterminé à bâtir un secteur médiatique dynamique, indépendant et durable. Le syndicat continue de plaider en faveur de politiques et de programmes qui soutiennent le journalisme et les travailleuses et travailleurs des médias, notamment en exigeant que les plateformes numériques indemnisent équitablement les organes de presse et en accentuant le soutien au journalisme d’intérêt public.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Unifor exhorte les gouvernements, les organes de presse et le public à prendre des mesures concrètes pour défendre la liberté de la presse :

  • en protégeant les journalistes contre le harcèlement, la violence et l’intimidation;
  • en soutenant les nouvelles locales et le journalisme d’intérêt public;
  • en s’assurant que les plateformes technologiques rendent des comptes par une contribution équitable à l’écosystème de l’information;
  • en luttant contre la désinformation tout en préservant la liberté d’expression;
  • en faisant la promotion de l’éducation aux médias et en favorisant la confiance du public dans le journalisme.