Unifor célèbre la Journée mondiale de la justice sociale en mettant l’accent sur les droits des migrants et la solidarité

Main Image
Image
Screen grab of five people on Zoom.
Partager

Unifor a célébré la Journée mondiale de la justice sociale des Nations Unies le 20 février 2026 avec un webinaire axé sur la migration, soulignant la montée de la criminalisation des travailleurs migrants et des demandeurs d’asile ainsi que le rôle des syndicats et des ONG dans la défense des droits de la personne à l'échelle mondiale.

« La Journée mondiale de la justice sociale nous rappelle que notre engagement envers l’équité, la dignité et les droits de la personne ne s’arrête pas à notre lieu de travail ou à nos frontières, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. Grâce au Fonds pour la justice sociale, les membres d’Unifor transforment leur solidarité en action concrète en soutenant des organismes locaux qui font progresser la justice pour les travailleuses et travailleurs et les communautés vulnérables partout dans le monde. »

Juliette Malfaisan, de l’organisme Equal Legal Aid, a décrit comment le système d’asile européen est de plus en plus marqué par la détention, la dissuasion et les refoulements qui empêchent les personnes de solliciter une protection de façon sécuritaire. En Grèce, dit-elle, les obstacles juridiques et administratifs confinent de nombreux demandeurs d’asile dans des conditions précaires, tandis que de nouvelles lois accentuent l'instrumentalisation de la solidarité et de la défense juridique.

Depuis le Canada, Jenn McIntyre, de la Canada–US Border Rights Clinic, a décrit les répercussions de l’Entente sur les tiers pays sûrs, dont l’application empêche généralement les personnes de présenter une demande d’asile à la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis. Les personnes jugées inadmissibles sont généralement retournées aux États-Unis et presque certainement placées en détention. La clinique fournit gratuitement des renseignements juridiques et une aide à la préparation afin d’aider les familles à comprendre leurs droits et à éviter des conséquences dévastatrices, mais aussi pour contester les décisions frontalières injustes.

« Le Fonds de justice sociale permet à nos membres de soutenir directement des partenaires internationaux qui défendent les droits de la personne et renforcent les mouvements dirigés par les travailleuses et travailleurs sur le terrain, a déclaré Navjeet Sidhu, directeur du Service des relations internationales et du Fonds de justice sociale. Ces projets reflètent notre conviction que la solidarité n’est pas symbolique, mais pratique, durable et mondiale. »

Gonzalo Mercado, du National Day Laborer Organizing Network (NDLON), a évoqué le sentiment de peur grandissant au sein des communautés immigrées aux États-Unis, où le renforcement des mesures de contrôle de l’immigration a conduit nombre de travailleuses et travailleurs à ne plus oser quitter leur domicile. M. Mercado a évoqué des initiatives locales telles que « Adopt a Corner », qui mobilise les voisins pour soutenir les travailleuses et travailleurs journaliers, documenter les mesures de contrôle et créer des réseaux d’entraide, et a appelé à une solidarité transnationale plus forte entre les travailleuses et travailleurs.

Le webinaire a également donné la parole à Yolanda Cornwall, membre de la section locale 2002 d’Unifor et cofondatrice du projet Malawi, qui organise des cliniques rurales et des programmes alimentaires. Elle a fait valoir que la solidarité internationale signifie reconnaître que les travailleuses, les travailleurs et leurs familles au Malawi méritent la même dignité et le même accès aux soins de santé que leurs homologues au Canada.

L’événement a réitéré un message clair : la défense des droits des migrants est indissociable de la défense des droits des travailleuses et travailleurs, et la solidarité, tant au niveau local que mondial, reste au cœur du travail en faveur de la justice sociale.