Un an après l’imposition des tarifs douaniers de Donald Trump, la lutte pour sauver les emplois au Canada se poursuit

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Un an se sera écoulé cette semaine depuis que les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers de 25 % sur les importations de véhicules automobiles construits au Canada. Ces tarifs douaniers sont l’une des mesures les plus préjudiciables mises en place par le président américain Donald Trump dans le cadre d’une série d’attaques commerciales de plus en plus intenses contre les travailleurs et les industries du Canada. 

Les tarifs douaniers sur les véhicules automobile ont frappé au cœur de l’économie manufacturière canadienne, menaçant des dizaines de milliers d’emplois bien rémunérés et perturbant l’intégration de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine.

Ces tarifs douaniers n'étaient toutefois qu'un début. En février 2025, les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers de 25 % sur les produits canadiens et des tarifs de 10 % sur les exportations d’énergie, sous le prétexte d’une menace à la sécurité nationale liée au fentanyl. Quelques semaines plus tard, le 12 mars, des tarifs douaniers de 25 % étaient appliqués sur l’acier et l’aluminium canadiens, puis rehaussés à 50 % un peu plus tard.

D’autres tarifs douaniers se sont succédé tout au long de l’année 2025, notamment des droits de douane sur le cuivre et de nouveaux tarifs appliqués, entre autres, sur le bois d’œuvre résineux, les camions lourds et les produits du bois, augmentant la pression sur les travailleuses et travailleurs ainsi que les communautés. 

Même si la Cour suprême des États-Unis a invalidé les tarifs appliqués en vertu de la loi américaine de 1977 autorisant le président à décréter des tarifs douaniers en cas de menace à la sécurité nationale, l’administration Trump entend poursuivre sa politique tarifaire en appliquant d’autres mesures, notamment des tarifs douaniers de 10 % immédiats sur les marchandises non conformes à l’ACEUM. Pendant tout ce temps, les tarifs sectoriels les plus préjudiciables demeurent en place sur les véhicules automobiles, l’acier, l’aluminium, le cuivre, les camions lourds et les produits forestiers.

Donald Trump n’a pas caché son objectif. Il a répété à maintes reprises qu’il ne voyait aucune raison pour que les véhicules des trois géants de Detroit soient construits au Canada et il a ouvertement menacé les secteurs canadiens de l’aérospatiale, de l’acier et de l’aluminium et de la foresterie. Ces politiques ne sont pas des différends commerciaux abstraits, mais des attaques directes contre les travailleuses et travailleurs, leurs familles et les collectivités qui dépendent de ces industries.

Après un an de cette guerre commerciale, les conséquences sont de plus en plus évidentes. Les pertes d’emplois se multiplient dans le secteur de la fabrication, et l’incertitude continue de s’étendre au sein des chaînes d’approvisionnement dans l'ensemble de l’économie canadienne.

Pendant que les gouvernements poursuivent les négociations avec une administration imprévisible à Washington, le Canada doit agir de façon décisive en utilisant les outils à sa disposition pour défendre les emplois au Canada et renforcer sa base industrielle.

Il faut donc dire clairement aux entreprises qui profitent du marché canadien : si vous voulez vendre au Canada, vous devez fabriquer au Canada. 

Unifor diffuse le message Fabriquez ici pour vendre ici directement au public, au moyen d'éléments graphiques dans les  médias sociaux et sur des panneaux d’affichage dans les régions durement touchées, afin d’inciter les entreprises qui profitent du marché canadien à investir et à fabriquer ici, sous peine de se voir imposer des tarifs douaniers punitifs et de perdre des clients canadiens. Téléchargez et partagez sur les médias sociaux les éléments graphiques de la campagne Fabriquez ici pour vendre ici.

Ce même message est transmis directement au Parlement. La semaine dernière, la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, a dirigé une délégation du syndicat, composée de dirigeantes, de dirigeants et de membres, à Ottawa pour rencontrer tous les partis et leur demander des mesures concrètes pour protéger les travailleuses et travailleurs et la production nationale.

Unifor exhorte le gouvernement fédéral à renforcer les règles d'acajt afin que les achats gouvernementaux soutiennent la production canadienne; à obliger les entreprises qui vendent au Canada à fabriquer ici; et à se servir de chaque outil à sa disposition pour empêcher la délocalisation des emplois canadiens.

Les tarifs douaniers américains ont mis en évidence la nécessité de mettre en œuvre des stratégies qui renforceront la base industrielle du Canada dans les secteurs clés, dont l’automobile, l’aérospatiale, la foresterie, la fabrication, l’énergie et les télécommunications, tout en accordant la priorité à la qualité des emplois, à la résilience de la chaîne d’approvisionnement et aux investissements nationaux à long terme. 

Au centre de toute intervention économique, il doit y avoir un engagement envers de bons emplois syndiqués. Les investissements et les achats publics doivent soutenir les lieux de travail où les travailleuses et travailleurs ont la liberté de se syndiquer, de négocier collectivement et de recevoir une juste part de la prospérité qu’ils créent par leur travail.

Lisez un article dans lequel Unifor demande des actions politiques ici.

Voilà un an que les travailleuses et travailleurs canadiens subissent des pressions économiques soutenues de la part des États-Unis. Et ils ont montré leur résilience et leur solidarité devant ces attaques. 

La lutte pour défendre les emplois au Canada, protéger nos industries et bâtir une économie plus robuste et plus résiliente est loin d’être terminée.  Au nom des membres de tout le pays, Unifor continuera de mener ce combat. 

Rendez-vous à l’adresse protegeonslesemplois.ca/ pour lire les dernières nouvelles sur les tarifs douaniers américains et apprendre ce que peuvent faire les travailleuses, les travailleurs et les collectivités pour soutenir les emplois et les industries au Canada.