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Unifor salue la proposition du gouvernement fédéral de renforcer les règles sur les importations d’aluminium, y voyant une avancée significative dans la protection des emplois et de l’industrie au Canada contre le commerce déloyal.
« Les travailleuses et travailleurs canadiens de l’aluminium produisent l’un des aluminiums les plus propres et de la plus haute qualité au monde. Ils ne devraient pas avoir à rivaliser avec des importations qui dissimulent leur véritable origine pour contourner nos règles commerciales, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. C’est exactement le genre de mesure que les travailleuses et travailleurs de notre secteur réclamaient, et c’est tout à l’honneur de chaque membre qui a fait passer ce message à Ottawa. »
Les modifications proposées au Programme de surveillance des importations d’aluminium obligeraient les importateurs à divulguer où l’aluminium a été fondu et coulé, plutôt que seulement d’où il a été expédié. Cette plus grande transparence rendra plus difficile pour les producteurs étrangers de dissimuler l’origine de l’aluminium à bas prix qui inonde le marché canadien.
Cette initiative fait suite à la récente « semaine de lobbying » d'Unifor à Ottawa, où les membres ont exhorté les élues et élus fédéraux à soutenir des politiques d’achat canadien plus fermes et des mesures plus strictes contre les pratiques commerciales déloyales.
Dans une lettre adressée le 4 mai à Affaires mondiales Canada, Mme Payne s’est prononcée en faveur des règles proposées, mais a souligné deux aspects qui pourraient être améliorés.
Premièrement, les règles exemptent actuellement l’aluminium fabriqué à partir de déchets recyclés (« aluminium secondaire »). Unifor a prévenu que cette faille pourrait un jour permettre à l’aluminium recyclé d’inonder le marché mondial et de nuire à la production canadienne.
« Ces nouvelles règles sont un bon début, mais elles doivent également s’appliquer à l’aluminium de récupération. Autrement, nous laissons la porte ouverte au stratagème des multinationales étrangères », a indiqué Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.
Deuxièmement, Unifor a insisté auprès du gouvernement pour que ces nouvelles règles s’accompagnent d’une application rigoureuse, notamment de sanctions à l’encontre des importateurs qui induisent les autorités de régulation en erreur.
Unifor s’est engagé à assurer un suivi auprès de l’Agence des services frontaliers du Canada en vue de renforcer la surveillance et l’application de la loi. Au total, Unifor représente près de 2 500 travailleuses et travailleurs de l’aluminium dans tout le Canada.