Partager
Aujourd’hui, le gouvernement fédéral a lancé sa très attendue politique sur le secteur de l’automobile, et Unifor se réjouit de constater qu’elle met clairement l’accent sur la protection de l’industrie automobile canadienne. Il y a quelques mois à peine, tous craignaient sérieusement que le secteur de l’automobile soit mis de côté, voire sacrifié, dans la hâte pour conclure un accord avec les États-Unis. Il est donc important qu’un plan soit sur la table.
Cela dit, un plan n’est qu’un point de départ. Il reste encore du travail à faire et des préoccupations demeurent. Mais un cadre, même imparfait, permet de faire pression pour obtenir des résultats concrets et incite le gouvernement à se montrer plus ferme auprès des constructeurs automobiles afin de ramener du travail dans nos usines.
Unifor a toujours été clair et cohérent quant au fondement de toute politique sur le secteur de l’automobile : si vous voulez vendre au Canada, vous devez construire au Canada. L’avantage indéniable dont profitent les constructeurs automobiles sur notre marché sans investir dans l’emploi au Canada doit cesser.
Notre syndicat a activement plaidé auprès du gouvernement fédéral, du gouvernement de l’Ontario et des trois grands constructeurs automobiles de Detroit pour qu’ils protègent les bons emplois syndiqués dans le secteur de l’automobile, tout en garantissant également l’avenir des membres des usines de Brampton et d’Ingersoll qui tournent au ralenti.
La nouvelle politique fédérale renferme certaines mesures positives. Elle propose notamment des engagements visant à bonifier les mesures de remise des tarifs douaniers pour les constructeurs automobiles qui maintiennent leur production au Canada. Unifor a la ferme intention de participer aux consultations fédérales afin de s’assurer que ces mesures récompensent réellement les entreprises qui construisent ici et pénalisent celles qui ne le font pas.
Nous nous réjouissons également de l’augmentation des fonds d’investissement stratégique, du renforcement des normes d’économie de carburant des véhicules, du retour des mesures incitatives à l’achat de véhicules électriques et des nouveaux investissements dans les infrastructures de recharge. Ces mesures contribuent à contrer les torts causés par le retrait par le président Donald Trump de la politique en matière de véhicules électriques aux États-Unis.
S’il est positif de constater que les contre-mesures tarifaires continuent de s’appliquer aux véhicules légers construits aux États-Unis, l’exclusion des camions lourds est toutefois décevante. Unifor exhorte donc le gouvernement fédéral à combler immédiatement cette lacune.
Le syndicat demeure préoccupé par le récent accord conclu entre le Canada et la Chine sur les véhicules électriques et continue de faire pression pour que des mesures de protection strictes soient mises en place afin d’empêcher une flambée d’importations de véhicules construits en Chine qui pourrait menacer les emplois au Canada.
Cette politique est un pas dans la bonne direction, mais elle doit maintenant s’accompagner de mesures ambitieuses. Les dirigeantes et dirigeants d’Unifor dans le secteur de l’automobile continueront de se battre en faveur de bons emplois syndiqués dans ce secteur, d’investissements significatifs dans les usines canadiennes et d’un véritable avenir pour les travailleuses et travailleurs et les communautés qui dépendent de cette industrie.
En toute solidarité,
Lana Payne
Présidente nationale