L’ouverture du marché aux véhicules électriques chinois pourrait compromettre l’avenir du secteur automobile canadien

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Chinese Presiden Xinhua and Prime Minister Carney shaking hands
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TORONTO – La décision du gouvernement canadien d'ouvrir la porte aux importations de véhicules électriques provenant de Chine représente un risque considérable pour les emplois dans le secteur automobile canadien et l’avenir de l'industrie automobile de notre pays. 

« Cette décision ne fait qu’aggraver une situation déjà difficile pour l’industrie automobile canadienne, a déclaré Lana Payne, présidente du syndicat national Unifor. Offrir des débouchés aux véhicules électriques chinois bon marché, subventionnés massivement par l’État, surproduits et conçus pour accroître leur part de marché par le biais des exportations, met en péril les emplois dans le secteur automobile canadien tout en sanctionnant les pratiques commerciales déloyales et les violations des droits du travail. » 

Unifor met en garde depuis longtemps le gouvernement contre les risques liés à l’inondation du marché nord-américain par les véhicules électriques chinois. Une telle situation, en l’absence de mesures adéquates, entraînerait des pertes d’emplois au Canada, freinerait les investissements dans le pays et augmenterait les importations en provenance de pays où le coût de la main-d’œuvre est moins élevé. Sans aucun contenu canadien dans les véhicules chinois, la chaîne d’approvisionnement de nos fournisseurs indépendants de pièces automobiles serait également gravement touchée. 

L’expérience montre que, dans les pays où ils ont accès au marché, les constructeurs automobiles chinois parviennent rapidement à conquérir des parts de marché, comme ce fut le cas dans l’Union européenne, au Brésil et dans d’autres pays. L'élimination de la surtaxe risque de transformer le Canada en une zone de délocalisation pour les entreprises chinoises, au détriment de notre industrie automobile nationale et des travailleuses et travailleurs canadiens qui en dépendent. 

Cette entente tarifaire avec la Chine survient à un moment où le secteur automobile canadien est déjà en crise, affecté par les tarifs américains sur les véhicules canadiens et le recul des politiques américaines en matière de véhicules électriques. Plus du tiers des membres d’Unifor travaillant dans les installations des trois grands constructeurs automobiles de Detroit sont actuellement mis à pied, plusieurs usines étant à l’arrêt. 

Unifor estime que ce changement dans le paysage de l’importation automobile est une mesure préoccupante qui affaiblit la capacité du Canada à protéger les emplois dans le secteur automobile canadien dans le cadre de la prochaine révision de l’ACEUM. 

Qui plus est, la suppression des tarifs douaniers sur les produits de la mer canadiens offre un soulagement temporaire aux travailleuses et travailleurs du secteur de la pêche, mais elle n’est pas garantie au-delà de la fin de l’année, laissant le Canada à la merci des futures demandes de la Chine quant à la protection de ces emplois.

« Cette décision rendra la résolution de la crise sur les tarifs douaniers dans le secteur de l'automobile encore plus difficile dans la mesure où le Canada a renoncé à son moyen de pression, à savoir l’ouverture de son marché à la Chine, a indiqué Lana Payne. En contrepartie, le sursis accordé au Canada concernant les tarifs douaniers sur les produits de la mer n’est que temporaire et ne vise qu’une seule saison de pêche. » 

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs, et pour leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir. 

Pour les demandes de renseignements des médias ou pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec Kathleen O’Keefe, directrice des communications d’Unifor, à @email ou au 416 896-3303 (tél. mobile).

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Kathleen O'Keefe

Directrice nationale des communications
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