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Plus de 70 militantes et militants de sections locales provenant de l’ensemble du secteur de l’hôtellerie se sont réunis au bureau national d’Unifor à Toronto du 19 au 22 mai pour une conférence nationale sur la stratégie de négociation. Cet événement a rassemblé des dirigeantes et dirigeants de sections locales ainsi que du syndicat national et des représentantes et représentants nationaux venus de quasiment toutes les provinces afin de formuler la stratégie et les priorités d’Unifor en matière de négociation dans le secteur de l’hôtellerie partout au Canada.
« Partout au pays, les membres d’Unifor accomplissent un travail incroyable dans le secteur de l’hôtellerie, a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne. Cette conférence contribuera à dynamiser notre travail de négociation afin de nous donner les moyens de continuer à obtenir des conventions collectives de premier plan pour nos membres. »
La conférence a abordé un large éventail de sujets : la structure du secteur et la stratégie de négociation, les droits en matière de santé et de sécurité, la syndicalisation, la communication et la mobilisation des membres, les femmes dans le secteur de l’hôtellerie, les régimes de retraite et les avantages sociaux, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle trousse d’outils de négociation.
La directrice de la région de l’Ontario, Samia Hashi, s’est adressée aux personnes présentes lors d’une allocution et a transmis un message clair sur les enjeux. Elle a souligné les conséquences concrètes des tarifs douaniers américains et de l’instabilité commerciale sur les chaînes d’approvisionnement de l’hôtellerie, du tourisme et de l’alimentation, et a établi un lien direct entre les travaux de la conférence et la campagne « Protégeons les emplois au Canada » d’Unifor. Elle a cité le règlement du lock-out à la Tour CN comme preuve de ce que la solidarité permet d’accomplir. « Des employeurs comme la Tour CN y réfléchiront à deux fois avant de s’en prendre aux travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie d’Unifor », a-t-elle déclaré.
Mme Hashi a également insisté sur l’urgence de la syndicalisation, rappelant aux déléguées et délégués que les travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie, notamment les jeunes, les travailleuses et travailleurs migrants et les travailleuses et travailleurs racialisés, adhèrent souvent à un syndicat pour la toute première fois. « Les travailleuses et travailleurs canadiens ne peuvent pas être des dommages collatéraux des conflits politiques et économiques, a-t-elle déclaré. Nous avons besoin d’un plan qui donne la priorité aux travailleuses et travailleurs et qui assure notre indépendance et notre survie économique. »
Les déléguées et délégués ont entendu les présentations des dirigeantes et dirigeants d’Unifor responsables de la recherche, de la santé et de la sécurité, des pensions et des avantages sociaux, de la syndicalisation et de la communication qui ont fourni des outils et des bonnes pratiques spécifiques au secteur de l’hôtellerie pouvant être appliqués dans ses milieux de travail. Les déléguées et délégués ont effectué un remue-méninges concernant les priorités de négociation et les modèles de formulation de revendications sur diverses questions clés du secteur de l’hôtellerie.
La conférence s’est terminée vendredi par une récapitulation, permettant aux déléguées et délégués de rentrer chez eux avec un plan visant à élaborer une trousse d’outils de négociation et une stratégie collective plus claire pour défendre les travailleuses et travailleurs qui font fonctionner le secteur de l’hôtellerie au Canada.