Les membres d’Unifor unis à Montréal pour défendre la démocratie syndicale

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group of people with Unifor flags
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Les membres d’Unifor Québec, appuyés par une importante délégation de militantes et militants de l’Ontario, se sont rassemblés le 29 novembre à Montréal dans le cadre d’un grand rassemblement intersyndical qui a réuni des dizaines de milliers de personnes afin de dénoncer les attaques de la Coalition Avenir Québec (CAQ) contre les droits syndicaux et la démocratie, notamment à travers le projet de loi n° 3.

Le projet de loi n° 3, déposé par le gouvernement de la CAQ, vise à s’ingérer directement dans le fonctionnement interne des syndicats en leur imposant de nouvelles exigences administratives et financières coûteuses. Au-delà du fardeau financier, ce projet de loi accorde au gouvernement un niveau de surveillance sans précédent sur la façon dont les syndicats sont gérés, sur l’allocation de leurs ressources et sur l’organisation de leurs activités. Il force les syndicats à consacrer temps et énergie à de la paperasse plutôt qu’à la défense des membres, fragilise la démocratie interne en remettant en question les décisions prises par des dirigeant·e·s élus et ouvre la porte à l’ingérence politique dans la vie des organisations de travailleuses et de travailleurs. Dans les faits, le projet de loi n° 3 détourne des millions de dollars en cotisations syndicales vers des firmes comptables, affaiblit l’indépendance syndicale et cherche à restreindre la capacité d’organisation et d’intervention publique des syndicats.

« La CAQ mène une offensive frontale contre les syndicats, les services publics et les contre-pouvoirs démocratiques, a dénoncé Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor. Avec le projet de loi n° 3, le gouvernement cherche à s’ingérer directement dans le fonctionnement des organisations syndicales. Le Québec, c’est une société syndiquée qui a conquis ses droits grâce à la solidarité et aux luttes collectives. Ce que nous défendons aujourd’hui, ce n’est pas seulement une convention ou une loi : c’est l’idée même que les travailleuses et travailleurs ont le droit de s’organiser, de contester et de participer pleinement à la vie démocratique. »

Pour Unifor, le combat mené au Québec dépasse largement les frontières de la province.

« L’offensive de la CAQ est une attaque contre la plus forte force démocratique dont disposent les travailleuses et les travailleurs. Soyons clairs : si un gouvernement pense pouvoir démanteler les droits syndicaux ou faire taire les travailleurs et les travailleuses, il devra d’abord passer par nous », a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne. « Unifor est prêt à défendre nos droits syndicaux, nos membres et notre syndicat contre ce projet de loi scandaleux. »

Le large front intersyndical présent dans les rues de Montréal démontre qu’au-delà des affiliations, le mouvement syndical québécois est uni pour défendre la liberté d’association, l’autonomie syndicale et le droit des organisations de travailleuses et de travailleurs de décider elles-mêmes de leur fonctionnement.

Unifor remercie toutes les personnes qui ont pris part au rassemblement intersyndical du 29 novembre, ainsi que les membres qui ont parcouru de longues distances pour y participer. Le syndicat réitère sa détermination à combattre le projet de loi n° 3 et l’ensemble des mesures de la CAQ qui restreignent l’action syndicale et affaiblissent la démocratie, au Québec comme ailleurs au pays.

 

 

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