Les agentes de liaison pour la justice raciale commencent leur formation

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Unifor activists began training to be Racial Justice Liaisons webinar.

En raison de leurs expériences personnelles du racisme et de celles de leurs amis et collègues de travail, et de leur engagement à faire d'Unifor un syndicat pour tout le monde, cinq militantes d'Unifor ont commencé la semaine dernière leur formation d’agentes de liaison pour la justice raciale dans cinq régions du pays.

« Nous avons un groupe de consœurs déterminées pour lancer cet incroyable programme », a déclaré Christine Maclin, directrice du Service des droits de la personne d'Unifor.

« Chacune d'entre elles fait déjà une différence dans son milieu de travail, et en tant qu’agentes de liaison pour la justice raciale, elles pourront en faire encore plus. »

Les cinq femmes membres d’Unifor sélectionnées dans tout le Canada pour ce nouveau rôle se sont réunies en ligne pour suivre une formation la semaine dernière afin d'assurer le soutien et la coordination du projet et d'aider nos équipes régionales et nationales à mettre en œuvre notre plan d'action contre le racisme.

La formation s'est terminée le 27 mars avec les comités permanents régionaux des travailleuses et travailleurs autochtones et de couleur, les intervenantes et intervenants en justice raciale en milieu de travail et toutes les personnes candidates qui ont postulé pour le poste d'agent de liaison pour la justice raciale, qui ont participé à une séance de remue-méninges afin de créer un plan collectif pour aller de l'avant.

Japna Sidhu-Brar, de la section locale 4005 à Halifax, a déclaré que les inégalités raciales révélées par la pandémie lui ont montré à quel point de tels programmes sont nécessaires, et que le fait d'être une intervenante en justice raciale l'aiderait à se développer en tant que syndicaliste et militante.

« C'est une cause extraordinaire. C'est quelque chose que nous devons régler collectivement et c'était tout simplement l'occasion parfaite qui s'est présentée devant moi et j'ai eu l'impression que je devais battre le fer pendant qu’il était chaud. »

Margaret Olal, de la section locale 3000 de Burnaby, en Colombie-Britannique, a déclaré que le meurtre de George Floyd et d'autres incidents de violence raciste ont mis en évidence des blessures dans la société qui doivent maintenant être guéries.

« Il est temps pour nous de faire en sorte que cette blessure soit guérie, et nous allons toutes les cinq travailler en équipe. Nous allons toutes nous connecter ensemble, nous allons discuter, et nous allons nous soutenir les unes les autres et faire en sorte que quelque chose de grand émane de cette justice raciale. »

Peycke Roan, de la section locale 975 de Nestleton, en Ontario, a déclaré qu'elle avait trouvé émouvant, au début du cours en ligne, qu'on lui demande d'allumer la caméra et de montrer son visage, un moment de reconnaissance après des années de confrontation au racisme.

« Tout ce qui était contre moi, semblait maintenant être la raison pour laquelle j'ai été choisie, a-t-elle dit. Le Canada n'est pas à l'abri du racisme. Il est juste plus subtil et peut-être plus poli, mais il tranche toujours comme un couteau. »

Marie-France Fleurantin de la section locale 62 à Montréal a déclaré que les nouveaux immigrants au Québec peuvent parfois avoir des difficultés à leur arrivée, et elle a décidé de s'impliquer dans le programme de liaison pour la justice raciale dans l'espoir de les aider.

« Si je peux être cette voix pour les gens qui me ressemblent, je serai cette voix. »

Celindy Ostapyk, de la section locale 4002 à Winnipeg, s'est tournée vers l'avenir lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle avait décidé de devenir agente de liaison pour la justice raciale.

« Étant une femme métisse avec une petite fille métisse, je veux simplement que le monde soit meilleur, surtout pour elle. »