La solidarité syndicale brille au Conseil régional de l’Atlantique

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Atlantic Council President's Meeting
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Les membres du Conseil régional de l’Atlantique se regroupent pour former un syndicat plus grand, plus déterminé et plus puissant.

« Ce Conseil nous unissait d’une manière qui nous a cruellement manqué », a déclaré Linda MacNeil, directrice de la région de l’Atlantique. « En effet, les années de pandémie ont été source d’isolement pour beaucoup d’entre nous et ce sentiment était délicieusement absent pendant les deux jours où nous étions assis ensemble dans cette salle. Cela nous rend d’autant plus reconnaissants pour la solidarité que nous bâtissons grâce au travail quotidien du syndicat. »

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A group of four women of colour smile together.

Les membres ont discuté des défis auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs syndiqués et non syndiqués, devenus évidents après les années où les entreprises ont bénéficié d’importantes aides gouvernementales au titre de la pandémie uniquement pour remplir les poches de leurs actionnaires et cadres supérieurs.

Sans humilité ni gêne, les employeurs ont suspendu les augmentations de salaire, criant à la pauvreté tout en déclarant des bénéfices records. Les travailleuses et les travailleurs sont, et à juste titre, enragés. Les déléguées et délégués ont déclaré que la nécessité de travailler par la voie syndicale sera d’autant plus essentielle que nous luttons contre la rhétorique d’extrême droite, la désinformation et les campagnes visant à affaiblir les protections de la classe ouvrière.

« Il faut reconnaître que la “normale” est profondément viciée, surtout pour ceux d’entre nous qui subissent les iniquités les plus criantes », a expliqué la conférencière invitée Mary Shortall, présidente de la Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous repousserons les assauts de l’austérité. Soit ils travaillent avec nous à la table, soit nous descendrons dans la rue. »

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Linda MacNeil, Mary Shortall and Matt Blois

Le processus suivi par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, pour mettre sur pied l’équipe de relance économique du premier ministre (PERT) dont elle a brièvement fait partie, a été décrit par Mme Shortall. Elle a quitté son poste après avoir constaté le déséquilibre de l’équipe.

« De manière très publique, nous avions demandé à être présents à toute table de décision sur la manière de reconstruire une économie vigoureuse, sachant que le gouvernement semblait s’engager dans une voie que nous ne soutiendrions pas », a déclaré Mme Shortall.

La secrétaire-trésorière nationale Lana Payne a appelé les membres à lutter contre ceux qui sont au pouvoir et à réaliser ce que d’autres considèrent comme impossible, ce qui correspond, selon elle, à ce qu’Unifor fait de mieux.

« Imaginez ce que seraient vos communautés sans ce que vous faites. En effet, je sais ce qui se produirait : il y aurait moins de personnes engagées dans la démocratie, moins de personnes défendant les droits des travailleuses et des travailleurs, il y aurait moins d’équité. Les lieux de travail seraient moins sécuritaires, le tissu social même de notre pays serait menacé », a ajouté Mme Payne. « Ne mettez jamais en doute la différence que vous faites chaque jour. »

Mme Payne a souligné les défis financiers auxquels Unifor fait face en raison d’années de déficits et de la baisse des revenus due aux pertes d’emploi et aux licenciements subis par les travailleuses et les travailleurs pendant la pandémie, mais elle a assuré aux membres que la position du syndicat est nettement plus saine qu’en mars 2020. Elle a exhorté les membres à se battre et à persévérer.

« Il aura fallu une pandémie mondiale pour obtenir des jours de congé de maladie payé au niveau fédéral, mais jamais nous n’avons cédé », a affirmé Mme Payne. « Il aura fallu un tour de négociations historique dans l’industrie automobile pour créer les Intervenants en justice raciale, sur le modèle de notre programme des Intervenantes auprès des femmes, reconnu et adopté dans le monde entier. Mes amies et amis, quand nous tirons parti des lieux et des espaces où nous avons de l’influence et du pouvoir, nous pouvons gagner pour les travailleurs et les travailleuses. »

Payne outlined the financial challenges Unifor is facing due to years of deficits, and decreased revenues when members suffered job loss and layoff during the pandemic but assured members that the union is in a much stronger position than in March 2020. She urged members to fight and persevere.

“It took a global pandemic to get paid sick days at the federal level, but we never relented,” said Payne. “It took a historic round of auto bargaining to create Racial Justice Advocates, patterned after our globally recognized and adopted Women’s Advocate Program. Friends, when we take advantage of the places and spaces where we have influence and power, we can win for workers.”

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Tracey Ramsey

La recommandation de la directrice régionale sur les droits liés à la reproduction a enflammé la salle alors que les déléguées ont défilé devant les microphones des conférenciers, s’engageant à descendre dans la rue et à faire tout ce qui est nécessaire pour améliorer l’accès aux soins génésiques et amener le gouvernement fédéral à appliquer la Loi canadienne sur la santé.

« J’ai eu un avortement. Et c’était mon choix, celui de personne d’autre. »

« J’ai souffert d’endométriose sévère pendant 15 ans et mon médecin voulait l’autorisation de mon mari pour me faire subir une hystérectomie. »

« J’ai été violée. Et j’ai dû faire un voyage pour avoir accès à un avortement. »

« Les gens me huaient à l’extérieur de la clinique ».

« J’ai fait une grossesse extra-utérine et j’aurais pu mourir sans avortement. »

« J’étais escorte dans une clinique, je faisais passer des femmes devant des manifestants. Ils ont fermé cette clinique et depuis, je ne cesse de penser à ce que ces femmes vont faire maintenant. »

« Ne touchez pas à mon foutu utérus ! »

Un après l’autre, les témoignages ont réitéré la nécessité d’améliorer l’accès dans tout le pays. Le Conseil a adopté la résolution à l’unanimité et s’est engagé à protéger et à défendre l’autonomie et les droits de toute personne qui peut devenir enceinte.

D’autres résolutions ont été adoptées : faire introduire une loi fédérale et provinciale anti-briseurs de grève ; combattre la haine, les abus et le harcèlement à l’égard des travailleuses et travailleurs des médias ; améliorer les normes en matière de soins de longue durée et protéger et soutenir les travailleuses et travailleurs ; mettre fin à la substitution de contrat ; combattre la concentration des entreprises dans le secteur des pêches ; et empêcher la privatisation de VIA Rail.

Kellie Scanlan, directrice du recrutement, Patrick Murray, recruteur, Tammy Moore, présidente de la section locale 2002, et Keith Sullivan, président de la FFAW-Unifor, ont discuté des défis de recrutement occasionnés par la pandémie et de la manière dont la créativité et la détermination ont permis de mettre au point de nouveaux outils et méthodes de recrutement.

« Quand les cartes électroniques ont été lancées, nous avons signé autant de cartes en quatre heures qu’il nous fallait un an pour le faire. Cela nous a époustouflé », a déclaré Mme Scanlan. « Les réunions dans les cafés et le fait de montrer notre soutien sur le lieu de travail feront toujours partie de notre mission, mais la technologie et notre capacité à atteindre les membres seront à jamais modifiées. »   

À travers les changements, les bouleversements, l’incertitude et les crises, les membres d’Unifor dans l’Atlantique continuent de se réaliser, de défendre et de soutenir leurs collègues de travail et de faire progresser le syndicat.

En toute solidarité, de St. John’s.