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Consœurs et confrères,
Le 8 mars marque la Journée internationale des femmes, une occasion de célébrer notre pouvoir, nos progrès et notre solidarité. Pour souligner la Journée internationale des femmes 2026, nous sommes fiers d’adopter le thème de l’Organisation des Nations Unies : « Droits. Justice. Action. »
Nous adoptons ce thème pour célébrer nos victoires et reconnaître le travail essentiel qui doit être accompli pour garantir que la justice de genre n’est pas compromise. Dans le cadre de ces efforts, nous rendons hommage à l’héritage des féministes qui nous ont précédées et poursuivons leur combat.
Nous vivons un moment critique. Les progrès durement réalisés en matière d’équité et d’égalité se heurtent à une résistance organisée. Nos emplois, notre sécurité économique et notre souveraineté sont menacés.
Au Canada, les femmes sont trop souvent particulièrement touchées en période d’instabilité économique. Des coupes dans les services publics à l’écart salarial entre les sexes, il existe encore des obstacles systémiques là où il devrait y avoir des voies vers la réussite.
Alors que nous devons déjà composer avec ces enjeux, nous faisons également face à une crise de santé publique qui ne peut pas être ignorée. Au Canada, toutes les 48 heures, une femme perd la vie en raison de la violence sexiste. Unifor reste à l’avant-plan de la lutte pour exiger que tous les ordres de gouvernement déclarent la violence entre partenaires intimes comme une épidémie.
En tant que féministes et syndicalistes, nous savons qu’en unissant nos voix, nous ne faisons pas qu’exiger le changement : nous faisons bouger les choses.
Ensemble, nous exigeons :
une déclaration décrétant la violence entre partenaires intimes comme une épidémie : tous les ordres de gouvernement doivent déclarer la violence entre partenaires intimes comme une épidémie afin de protéger les victimes, de garantir le financement des mesures de soutien et d’imposer la responsabilisation;
un salaire égal pour un travail égal : nous demandons des salaires équitables qui reflètent la valeur réelle du travail accompli, en particulier pour les femmes noires, autochtones et de couleur, et celles ayant une incapacité qui sont particulièrement touchées par l’écart salarial;
des services de garde publics : tous les enfants devraient avoir une place dans un service de garde public abordable dans le cadre du programme national de garde d’enfants;
de bons emplois et des contrats équitables : les femmes méritent des conventions collectives équitables et négociées librement, ainsi que de bons emplois qui garantissent leur indépendance économique;
une véritable équité : il est essentiel de mettre fin à la discrimination et à la sous‑représentation en veillant à ce que les femmes aient leur place à toutes les tables où se prennent les décisions.
En cette Journée internationale des femmes, nous sommes prêts à lutter en faveur des droits de l’ensemble des travailleuses et travailleurs, à exiger l’abolition des obstacles systémiques et à agir pour un avenir meilleur.
En toute solidarité féminine,
Lana Payne, présidente nationale d’Unifor