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Le 14 avril 2026 est la Journée de l’égalité salariale au Canada. Cette journée indique, en moyenne, le nombre de mois et de jours qu’une femme a dû travailler de plus en 2026 pour gagner l’équivalent du salaire annuel moyen d’un homme au 31 décembre 2025.
L’égalité de rémunération n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental. Partout au Canada, les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour un travail de valeur égale. Cet écart n’a rien à voir avec les compétences ou l’effort mis au travail. Il découle d’une inégalité systémique qui sous-estime le travail des femmes et touche de façon disproportionnée les secteurs où les femmes sont surreprésentées. En Ontario, une femme gagne en moyenne 0,68 $ pour chaque dollar gagné en moyenne par un homme, et on constate des disparités encore plus marquées chez les groupes en quête d’équité. Cet écart salarial a pour conséquences que les femmes ont moins d’argent, des prestations de retraite réduites et moins de ressources tout au long de leur vie.
Unifor est membre de la Coalition pour l’égalité salariale, et c’est avec fierté qu’il s’unit à ses partenaires pour diffuser le message de cette année : Prendre soin, ça compte. La réalité est que l’économie ne peut pas fonctionner sans l’économie des soins. C’est pourquoi le message de la Journée de l’égalité salariale de cette année souligne l’urgence de protéger et de développer les services de garde d’enfants et de faire en sorte que les éducatrices et éducateurs en garderie reçoivent un salaire équitable conforme au principe de l’équité salariale.
La crise qui sévit dans les services de garde d’enfants, mise en évidence par le manque d’accès à des places abordables, a pour origine l’incapacité systémique d’apprécier à sa juste valeur le travail des personnes qualifiées – presque exclusivement des femmes – qui rendent ces services possibles. Le salaire horaire médian des éducatrices et éducateurs de la petite enfance inscrits est inférieur à 25 $. En Ontario, ce salaire représente 7 $ de moins pour chaque heure travaillée que le salaire médian des hommes, qui se situe à 32 $ l’heure. Ce faible taux de rémunération fait en sorte que trop peu de personnes choisissent de travailler en garderie et qu’un grand nombre d’entre elles quittent la profession, souvent après seulement trois ans.
De concert avec la Coalition pour l’égalité salariale, Unifor réclame des mesures immédiates pour combler l’écart salarial des travailleuses et travailleurs en garderie. La Coalition demande au gouvernement de l’Ontario de payer sa part pour développer les services de garde d’enfants dans la province, avant que l’entente provinciale de financement arrive à échéance, à la fin de 2026. La Coalition pour l’égalité salariale recommande les mesures suivantes :
- Mettre en place une grille de rémunération pour la province, qui fixerait les salaires des EPEI entre 35 et 45 $ l’heure et comportant des avantages sociaux et un régime de retraite. De plus, toutes les personnes autres que les EPEI qui travaillent dans le secteur des services de garde d’enfants doivent être rémunérées en fonction de grilles de salaires conformes au principe de l’équité salariale.
- Financer entièrement la part provinciale du programme national de garde d’enfants de façon à réduire le coût des parents à 10 $ par jour.
- La province doit s’engager à financer à long terme les services de garde d’enfants afin qu’ils soient maintenus à 10 $ par jour.
La juste rémunération des femmes est plus qu’un enjeu féministe. C’est une question de justice sociale. En cette Journée de l’égalité salariale, joignez-vous à Unifor pour demander aux gouvernements d’investir dans les personnes qui prennent soin de nous et de nos familles. Vous pouvez le faire en portant du rouge le 14 avril afin de manifester votre soutien et d’entamer une conversation à ce sujet. Consultez le site de la Coalition pour l’égalité salariale, à l’adresse equalpaycoalition.org, pour utiliser et partager son outil de campagne.
En cette Journée de l’égalité salariale, passez à l’action pour la justice économique des femmes, car prendre soin, ça compte.