Des dirigeants d’épiceries sont payés des millions tout en refusant une prime aux travailleuses et travailleurs touchés par la pandémie

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Deux travailleurs du commerce de détail, une femme et un homme. Un salaire équitable pour toujours. Les travailleuses et travailleurs du commerce de détail ont besoin d'une augmentation.
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TORONTO – Les hauts dirigeants des géants du secteur alimentaire au Canada ont encaissé des millions de dollars en bonis, mais continuent de refuser de verser une prime de pandémie à leur personnel essentiel dans leurs épiceries. 

« Ce sont les mêmes dirigeants qui avaient soustrait la prime de 2 dollars de l’heure à leurs travailleuses et travailleurs après seulement quelques semaines de la première vague en juin 2020 », a déclaré Jerry Dias, président national d’Unifor. « Les PDG et les hauts dirigeants de ces entreprises profitent toujours des retombées de la COVID-19 sur les ventes tandis que leurs employés prennent des risques pour que les Canadiens et Canadiennes puissent continuer à se nourrir. »  

Selon le Globe and Mail, les dirigeants de Metro Inc, de Loblaw Companies Ltd et d’Empire Company Ltd, la société mère de Sobeys, ont encaissé des primes personnelles quasi maximales au cours de leurs plus récents exercices financiers. En effet, le PDG d’Empire, Michael Medline, a empoché plus de 20 millions de dollars pendant cette même période — y compris des options d’achat d’actions. Pour sa part, Metro a versé plus de 5 millions de dollars, incluant les actions et les options, à son chef de la direction Éric La Flèche, tandis que Galen G. Weston, président exécutif de Loblaw, engrangeait 3,55 millions de dollars et Sarah Davis, présidente maintenant à la retraite, plus de 4,5 millions.

Compte tenu du fait que les grandes chaînes d’épicerie anticipent des ventes record en 2022, au moment où les restrictions se multiplient pour lutter contre le très contagieux variant Omicron, Unifor renouvelle ses appels en faveur du rétablissement immédiat de la prime de pandémie de 2 dollars pour les travailleuses et travailleurs.

« Les salaires et les primes accordés aux plus hauts dirigeants reposent sur une structure d’entreprise qui refuse d’offrir des emplois à temps plein aux travailleuses et travailleurs de première ligne, et dont un grand nombre d’employés à temps partiel n’ont droit à une hausse salariale que lorsque le salaire minimum augmente. Beaucoup de ces travailleuses et travailleurs se démènent pour joindre les deux bouts pendant que leurs patrons se voient récompensés par des versements de plusieurs millions de dollars. »  

Pour planifier des entrevues, en personne ou par Skype ou FaceTime, veuillez communiquer avec Kathleen O’Keefe, représentante aux communications d’Unifor, à @email ou au 416-896-3303 (cellulaire).

 

Media Contact

Kathleen O'Keefe

Représentante aux communications
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