Déclaration sur la semaine d'action de l'ITF

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Vancouver bus driver sitting in his bus.
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Cette semaine, les travailleuses et travailleurs ainsi que les syndicats du secteur des transports participent à la Semaine en faveur de taux de rémunération sécuritaires de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF). Unifor appuie cette campagne pleinement et sans réserve.

Le lien entre la rémunération des chauffeuses et chauffeurs et la sécurité sur la route est un facteur attesté et mesurable. Lorsque les travailleuses et travailleurs reçoivent une rémunération trop faible par rapport au nombre d'heures travaillées, ils conduisent pendant plusieurs heures, omettent leurs périodes de repos et prennent des risques inutiles. 

Ils ne le font pas par choix. Ils sont à la merci d'une industrie fondée sur la réduction des coûts.

Les preuves sont irréfutables : une rémunération juste permet de réduire le nombre d'accidents, de sauver des vies et de rendre les routes plus sécuritaires pour tous les usagers.

Unifor représente plus de 21 000 membres dans le secteur du transport routier partout au pays. Ces travailleuses et travailleurs connaissent très bien le fonctionnement de l'industrie. Ils savent ce qui est en jeu lorsque les taux de rémunération sont réduits à des niveaux si bas qu'ils sont forcés à prendre des risques.

L'une des pressions les plus nuisibles dans le secteur canadien du camionnage est le stratagème de classification erronée en tant que chauffeuses et chauffeurs incorporés qui prive les travailleuses et travailleurs de leur droit au salaire minimum, à des congés payés ainsi qu'à des mesures de protection de santé et sécurité. 

Cette pratique favorise l'exploitation des travailleuses et travailleurs racialisés ainsi que des nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants au statut d'immigration précaire. Les chauffeuses et chauffeurs incorporés offrent des prix inférieurs à ceux des entreprises de transport qui suivent les règles. Ils augmentent le niveau de risque pour l'ensemble des usagers de la route.

En avril 2026, le Conseil des ministres a lancé un appel en faveur d'un plan d'action national visant à mettre fin à la pratique des chauffeurs incorporés. Les signaux politiques sont importants, mais c'est l'application de la loi et de la réglementation qui permet véritablement de protéger les travailleuses et travailleurs. Le gouvernement fédéral doit passer de la parole aux actes en octroyant des ressources, en procédant à des inspections et en veillant à ce qu'il y ait de véritables conséquences pour les travailleuses et travailleurs qui enfreignent la loi.

Le droit de se syndiquer, de négocier collectivement et de faire la grève est protégé en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Dans le secteur des transports, ces droits sont essentiels pour assurer la sécurité. La négociation collective est l'outil qui permet aux travailleuses et travailleurs d'obtenir des conditions de travail plus sécuritaires, des salaires justes et des normes applicables.

Unifor défendra ce droit à toutes les tables de négociation, dans tous les secteurs, sans exception. Pour garantir des chaînes d’approvisionnement sûres et fiables, les travailleuses et travailleurs doivent être rémunérés adéquatement, bien formés et protégés. 

Ce n'est pas un point de discussion. C'est une réalité économique.

Un système qui pousse ses travailleuses et travailleurs au bord du gouffre n'est ni durable ni sécuritaire.

Cette semaine, les membres d'Unifor partout au Canada participeront à des activités de sensibilisation et de solidarité afin d'appuyer la semaine d'action en faveur de taux de rémunération sécuritaires de l'ITF. 

Les travailleuses et travailleurs du secteur des transports partout dans le monde peuvent compter sur nous : votre combat, c'est aussi notre combat.