Partager
Les pourparlers entre Unifor et Stellantis pour la conclusion d'une entente sur une nouvelle convention collective sont dans l'impasse après 10 jours de négociation intensive. Les parties avaient fixé la date cible du 11 septembre 2026 pour conclure une entente de principe. Le comité de négociation central d'Unifor a interrompu les négociations à Toronto et évalue activement les prochaines étapes.
L'avenir de l'usine de montage de Stellantis à Brampton est sans aucun doute l'enjeu central expliquant cette impasse. De plus, l'entreprise n'a toujours pas confirmé ses plans pour l'usine de montage de Windsor ainsi que pour l'usine de moulage d'Etobicoke. Stellantis n'a offert qu'une entente conditionnelle avec le règlement financier type associé à la fermeture de l'usine de Brampton, ce qui entraîne des difficultés supplémentaires pour conclure un accord.
En octobre 2025, Stellantis est revenu sur son engagement antérieur consistant à investir dans la production de véhicules Jeep à Brampton en réaction aux tarifs douaniers. À l'époque, Stellantis avait rassuré les membres d'Unifor ainsi que les représentants gouvernementaux en réaffirmant son intention d'investir de façon conditionnelle dans de nouveaux programmes pour l'usine de Brampton.
En août 2026, Stellantis a avisé Unifor que l'entreprise évaluait sérieusement la possibilité de fermer et de vendre l'usine à un tiers, une proposition à laquelle Unifor s'est fermement opposé. Cette position a été réitérée pendant les négociations. L'entreprise a confirmé avoir signé un protocole d'entente avec Roshel, un fournisseur de l'industrie de la défense qui a exprimé son intérêt à acquérir l'usine.
La proposition persistante de l'entreprise de fermer et de vendre l'usine de Brampton entrave le processus de négociation.
Entre-temps, Stellantis discute activement avec les responsables du gouvernement fédéral au sujet de ses engagements non respectés en ce qui concerne l'usine de Brampton et l'avenir de l'usine de montage.
La proposition de fermer et de vendre l'usine menace les salaires, les régimes de retraite et les autres avantages sociaux des membres d'Unifor. Il s'agit également d'un coup dur pour le secteur industriel canadien, en particulier en Ontario et dans la communauté de Brampton. Il n'y a aucune solution économique qui permettrait de remplacer le montage d'automobiles au Canada, notamment sa vaste chaîne d'approvisionnement, son activité économique régionale ainsi que les emplois syndiqués de grande qualité qui y sont associés.
Unifor a toujours maintenu sa position voulant qu'il n'y aurait aucune entente de principe sans une résolution acceptable pour les membres de la section locale 1285 à Brampton. Le syndicat a réaffirmé cette position à l'employeur comme aux responsables du gouvernement.
Comme cet enjeu demeure en suspens, les discussions entre Unifor et Stellantis en vue de conclure une nouvelle convention collective sont rompues jusqu'à nouvel ordre.
Le syndicat doit fournir plus de détails à ce sujet au cours des prochains jours.
La convention collective actuelle prend fin le 20 septembre 2026 à 23 h 59.