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Unifor dénonce une nouvelle série de coupes budgétaires à Quinte Health dont seront victimes des dizaines de travailleuses et travailleurs de la santé de première ligne, et craint que la réduction continue des effectifs ne compromette à la fois les soins aux patients et la sécurité d’emploi dans la région.
Quinte Health a récemment informé la section locale 8300 d’Unifor que le financement des services fournis par l’Unité de transition pour le soutien comportemental de l’Hôpital général de Belleville serait interrompu, les services étant transférés à Providence Care à Kingston.
En conséquence, 33 postes de première ligne seront touchés, notamment ceux d’infirmières et d’infirmiers auxiliaires autorisés et de préposés et préposées aux services de soutien à la personne.
Unifor signale que Quinte Health a déjà procédé à des suppressions de postes de préposés et préposées aux services de soutien à la personne, puis les a réintégrés, soulignant ainsi l’importance et la valeur de leur travail ainsi que les soins essentiels qu’ils fournissent.
Le syndicat indique également que les travailleuses et travailleurs ont déjà enduré des mois d’incertitude, et qu’aujourd’hui, un autre groupe de personnel de première ligne apprend que ses emplois vont disparaître ou changer, ce qui aura un effet domino dans tout l’hôpital, notamment pour les travailleuses et travailleurs restant en poste qui devront en faire plus avec moins de moyens.
Cette dernière annonce fait suite à des réductions de personnel déjà effectuées à Quinte Health , qui ont touché des dizaines de travailleurs de la santé dans l’ensemble de l’organisation.
Alors que la direction de l’hôpital invoque les décisions de financement du gouvernement provincial, Unifor affirme que la perte continue de postes de première ligne soulève de sérieuses questions quant à l’avenir des soins dans la région.
Les communautés méritent des investissements qui renforcent les soins de proximité, et non des décisions qui obligent les travailleurs et les patients à supporter le fardeau d’une restructuration continue.
Unifor estime que les patients et les travailleuses et travailleurs méritent stabilité et respect, or ils sont plutôt aux prises avec une nouvelle vague de perturbations tout en continuant à prodiguer des soins dans des conditions de plus en plus difficiles.
Le 3 juin, la section locale 8300 d’Unifor a organisé un piquet d’information à l’hôpital général de Belleville afin de sensibiliser le public aux répercussions des réductions d’effectifs continues et de réclamer des investissements plus importants dans les soins de santé publics.
Unifor lance la nouvelle campagne « Les soins ne peuvent pas attendre »
Le syndicat a récemment lancé la campagne Les soins ne peuvent pas attendre pour réclamer une dotation en personnel adéquate, des services publics renforcés, la fin de la privatisation et des investissements conséquents au profit des travailleuses et travailleurs de première ligne dans le cadre de sa lutte pour un système de santé qui privilégie les patients, les travailleuses et travailleurs et la qualité des soins plutôt que le profit des entreprises.