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Du 22 au 24 avril à Québec, les déléguées et délégués d’Unifor provenant de toutes les régions du Québec se sont réunis dans le cadre du Conseil québécois, tenu cette année sous le thème de l’environnement. Sans s’y limiter, les échanges ont porté sur l’ensemble des enjeux qui touchent les travailleuses et travailleurs, dans un contexte économique et social en pleine transformation.
Sous la présidence de Sophie Albert, le Conseil s’est déroulé avec rigueur et efficacité. Elle a su guider les travaux avec assurance, favorisant des échanges dynamiques, respectueux et ancrés dans les réalités des membres.
Le Conseil s’est ouvert avec le rapport du directeur québécois, Daniel Cloutier, qui a dressé un portrait des défis actuels, marqués par des tensions commerciales, des pressions sur les secteurs industriels et l’urgence d’opérer une transition juste. Il a rappelé que les travailleuses et travailleurs doivent être au cœur des solutions.
« Nos emplois répondent à des besoins essentiels. La vraie question, ce n’est pas si on peut concilier économie et environnement, mais comment on le fait et surtout comment on protège notre monde dans cette transition. »
Les discussions ont rapidement fait ressortir une réalité partagée : les transformations économiques sont bien réelles, mais elles doivent se faire avec les travailleuses et travailleurs, pas à leurs dépens. De la foresterie à l’aérospatiale, en passant par la fabrication, les enjeux d’emplois, de conditions de travail et de coût de la vie ont été au cœur des échanges.
La présidente nationale, Lana Payne, a pris la parole pour rappeler l’importance de la solidarité et de la mobilisation face aux défis économiques, environnementaux et politiques actuels.
« Je sais de quoi nous sommes capables lorsque nous travaillons ensemble. Nous pouvons élaborer des stratégies industrielles où les travailleuses et travailleurs sont à la table et non au menu. Nous pouvons concilier les besoins d’aujourd’hui avec une vision d’une économie résiliente et bienveillante. C’est le Canada et le Québec auxquels nous croyons, et c’est le Québec et le Canada pour lesquels nous continuerons de nous battre. »
Au fil des présentations, plusieurs enjeux clés ont été approfondis, notamment les défis de la transition climatique et le rôle que les syndicats doivent jouer pour devenir de véritables acteurs du changement, ainsi que l’état de la situation de l’assurance-emploi, des mesures temporaires aux luttes toujours en cours, rappelant que la protection des travailleuses et travailleurs demeure un combat d’actualité.
Des ateliers sur le programme national de négociation et plusieurs autres présentations sont venus compléter ces échanges, permettant aux membres de partager leurs réalités et de nourrir une réflexion collective.
Mais au-delà des discussions, un message est revenu avec force : celui de la mobilisation. À l’approche de la grande marche du 2 mai à Montréal, organisée dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, le Conseil a servi de point de ralliement pour rappeler que les gains ne se font pas seuls — ils se construisent ensemble, dans la rue comme à la table de négociation.
Le Conseil québécois s’est conclu sur cet élan : lucide face aux défis, mais résolument tourné vers l’action. Parce que dans un contexte où tout s’accélère, une chose demeure claire : les travailleuses et travailleurs doivent être au cœur des décisions qui façonnent l’avenir.