Les aéroports canadiens font partie des infrastructures publiques essentielles. Ils relient les familles et les collectivités, soutiennent les économies régionales, assurent le transport des marchandises et créent des milliers d’emplois de qualité. 

Les travailleuses et travailleurs, tout comme les voyageurs, sont déjà mis à rude épreuve par la hausse constante des tarifs et des frais, les pressions sur les effectifs et les transferts de contrats. 

La propriété publique garantit que les aéroports rendent des comptes aux collectivités qu’ils desservent, ainsi qu’aux Canadiens. Les recettes sont réinvesties dans l’amélioration des infrastructures et des services. La propriété publique assure la sécurité des travailleuses et travailleurs ainsi que des voyageurs.

Le gouvernement fédéral s’est lancé dans une démarche visant à céder la propriété et le contrôle de nos aéroports. 

Ce serait une catastrophe.

Confier la gestion des aéroports à des acteurs privés, voire étrangers, revient à faire passer le profit avant l’intérêt général. Cela entraînera une hausse des frais et des tarifs, tandis que les salaires et les normes de travail risquent d’être revus à la baisse. 

Mettons fin à la privatisation des aéroports

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Les aéroports privés ne décolleront pas. Voici pourquoi : 

  1. Les aéroports sont plus que des carrefours pour les voyages : ils sont essentiels aux économies régionales et provinciales. Ils soutiennent un grand nombre d’emplois dans nos collectivités et génèrent des recettes et des impôts qui financent les services publics. 

    En tant qu’entités à but non lucratif, les revenus des aéroports peuvent être réinvestis dans l’amélioration des infrastructures, ce qui rend les voyages plus sûrs, plus faciles et plus agréables.

  2. Partout dans le monde, la privatisation des aéroports conduit à une augmentation des coûts et à une dégradation des services, car les investisseurs privés détournent les profits au lieu de les réinvestir dans les aéroports. 

    Les travailleuses et travailleurs des aéroports risquent de perdre de bons emplois, alors que la réduction des effectifs et la perte de personnel expérimenté peuvent avoir des conséquences tant sur le service aux passagers que sur la sécurité aéroportuaire.

  3. Les collectivités régionales et les petites localités pourraient perdre leur connectivité. La privatisation des aéroports aurait pour conséquence la réduction ou la suppression d’itinéraires aériens, rendant l’accès aux petites collectivités de plus en plus difficile.

    La recherche du profit favorise les itinéraires les plus fréquentés et les plus rentables, risquant ainsi de laisser pour compte les collectivités rurales, nordiques et de petite taille.

  4. Les entreprises n’ont qu’une seule obligation : maximiser les rendements pour leurs propriétaires et leurs actionnaires. Elles ne sont pas tenues de prendre des mesures au service de l’intérêt général. La privatisation transfère le contrôle d’actifs publics importants à des investisseurs privés. 
  5. La chaîne d’approvisionnement du Canada se trouve à un tournant critique dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis; on ne saurait imaginer pire moment pour céder le contrôle. Notre pays doit se concentrer sur la sécurité et la souveraineté économiques; confier le contrôle des infrastructures essentielles de transport et de la chaîne d’approvisionnement à des investisseurs privés n’a guère de sens.

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