Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes : défendre les journalistes signifie aussi défendre la démocratie

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A mic shaped like a bird cage with a door open and bird flys away, inside a yellow quote
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Le journalisme est essentiel à la démocratie. Quand les journalistes sont menacés, censurés, emprisonnés ou tués, c’est au droit du public d’être informé qu’on s’attaque.

Le 2 novembre marque la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, qui nous rappelle que les responsables doivent répondre de leurs actes.

En à peine une semaine, la Fédération internationale des journalistes a rapporté des attaques policières sur des reporteurs aux Philippines, la mort de deux journalistes dans des attentats distincts au Bangladesh et aux Philippines, des menaces de nature juridique contre des médias exilés au Myanmar et l’emprisonnement d’au moins 30 journalistes dans le cadre de manifestations en Inde.

Le Canada n’est pas non plus à l’abri de menaces envers la liberté de presse.

Récemment, des journalistes ont été confrontés à divers obstacles : menaces et arrestations de la police dans le cadre de manifestations au salon de la défense CANSEC en 2025, interdiction générale  de publier les faits relatifs à un dossier criminel impliquant une milice d’extrême droite au Québec et exclusion de CityNews Calgary des conférences de presse du ministère de l’Éducation et de la Garde d’enfants de l’Alberta.

Il faut aussi mentionner les moments où des partis politiques ont exclu des journalistes d’événements démocratiques ou quand le gouvernement ontarien a refusé de respecter des ordonnances exécutoires visant la publication de dossiers demandés par des journalistes.

La poursuite judiciaire contre la GRC intentée par la publication The Narwhal et la photojournaliste Amber Bracken, après son arrestation en 2021, souligne aussi le combat de tous les instants des reporteurs pour faire leur travail sans interférence policière.

Ces obstacles sont toujours présents alors que le journalisme au Canada fait face à des pressions financières croissantes. Les géants numériques résistent aux efforts visant à les obliger à contribuer équitablement aux secteurs médiatique et culturel du Canada, alors que les organes de presse canadiens entament des poursuites contre l’utilisation non autorisée présumée de leur contenu par des entreprises d’IA.

Depuis 2023, Unifor a malheureusement perdu plus de 1 000 membres dans le secteur des médias. Ces pertes créent des vides dans le paysage journalistique au pays et affaiblissent la capacité de la presse à couvrir ce qui se passe dans les collectivités, à enquêter sur les méfaits et à forcer les gens au pouvoir à rendre des comptes.

Pour assurer la liberté de presse, il faut compter à la fois sur la capacité à rapporter les faits sans être intimidé et à la disponibilité des ressources pour faire le travail.

Unifor milite en faveur de politiques qui soutiennent le journalisme ainsi que les travailleuses et travailleurs des médias, et qui exigent des plateformes numériques qu’elles rémunèrent les organes de presse. Par l’intermédiaire de notre Plan d’action Médias, la campagne Vérification des faits encourage les Canadiennes et Canadiens à privilégier le journalisme fiable provenant de sources de presse légitimes.

Notre syndicat soutient aussi l’outil de suivi du Canadian Press Freedom Project, qui consigne les infractions et expose les tendances nécessitant la prise de mesures.

Nous ne pouvons tenir pour acquis notre journalisme, ou même notre démocratie. 

Soutenez les organes de presse canadiens, défendez le droit des journalistes à faire leur travail et exigez qu’on tienne responsables ceux qui commettent des crimes à leur endroit.