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TÉMISCAMING—Des gestionnaires locaux de l’usine RYAM à Témiscaming, des membres syndiqués et des Premières Nations unissent leurs forces au sein d’une coalition locale canadienne en vue du rachat de l’usine. Cette démarche vise à assurer l’avenir des activités industrielles et à préserver les emplois qui font vivre de nombreuses familles de la région.
« L’avenir de nos usines ne devrait pas se décider loin des communautés qui les font vivre. Cette initiative ouvre la voie à une propriété canadienne, avec des gens du milieu qui ont un intérêt direct à assurer la réussite de l’entreprise à long terme. C’est une démarche qu’Unifor appuie », déclare Lana Payne, présidente nationale d’Unifor.
En réunissant des acteurs directement concernés par l’avenir de l’usine, la coalition souhaite élaborer une solution ancrée dans le milieu et explorer les conditions nécessaires à une reprise des activités.
« Le Québec a besoin de ses usines de transformation pour tirer pleinement parti de ses ressources forestières. À Témiscaming, ce sont des emplois qualifiés, un savoir-faire précieux et tout un réseau de fournisseurs qui sont en jeu. Soutenir cette démarche, c’est soutenir l’avenir économique de nos régions. C’est un combat que nous devons mener ensemble », souligne Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.
Cette démarche fait écho à un chapitre marquant de l’histoire de Témiscaming. En 1973, après la fermeture de l’usine par la Canadian International Paper l’année précédente, la mobilisation des travailleurs, d’anciens cadres et de la communauté avait permis son rachat et sa relance sous le nom de Tembec. Plus de cinquante ans plus tard, une nouvelle coalition souhaite à son tour unir les forces du milieu pour assurer l’avenir de l’usine.
« Nos membres connaissent cette usine et veulent continuer à y travailler. Leur expérience doit servir à bâtir un projet de relance solide, avec l’objectif d’offrir aussi aux générations futures un avenir à Témiscaming. Il reste du travail à faire, mais nous sommes prêts à mettre l’épaule à la roue », affirme Stéphane Lefebvre, président de la section locale 233 d’Unifor.
Les partenaires de la coalition préciseront les prochaines étapes de leur démarche à mesure que les discussions progresseront.
À propos d’Unifor
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 membres dans tous les grands secteurs de l’économie. Au Québec, il compte quelque 55 000 membres. Unifor défend les droits de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs, lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un avenir meilleur.