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Unifor procède actuellement à un vote d’autorisation de grève alors que les négociations avec Stellantis sont toujours dans l’impasse. Une autorisation de grève confère au comité de négociation le pouvoir de déclencher une grève si nécessaire; cette autorisation ne signifie pas pour autant qu’une grève sera automatiquement déclenchée.
Unifor s’était engagé à conclure une entente de principe avec Stellantis sans recourir à un vote de grève, comme il l’avait fait avec Ford et GM. Comme les négociations restent dans l’impasse sur plusieurs points clés, notamment l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton et le fait que l'entente type financière de base soit conditionnelle à un accord sur la fermeture et la vente de l’usine, le syndicat va désormais procéder à un vote de grève.
Il convient de préciser que les points en suspens avec l’entreprise vont bien au-delà de l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton. Ils portent sur la sécurité de l’emploi de l’ensemble des membres syndiqués et l’avenir des activités de Stellantis partout au pays. Si la grève demeure un dernier recours, cette possibilité constitue un élément important de la négociation collective et favorise la création des conditions propices à la conclusion d’une entente.
Le vote d’autorisation de grève aura lieu les 17 et 18 octobre, et les résultats seront annoncés le 19 octobre.
En toute solidarité,
Lana Payne, présidente nationale d’Unifor
James Stewart, président du comité central de négociation d’Unifor avec Stellantis
Vito Beato, vice-président du comité central de négociation d’Unifor avec Stellantis