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TORONTO — L’ Association canadienne des humoristes stand-up, sketch et impro (ACHS) et le Syndicat canadien des pigistes-Unifor demandent au gouvernement fédéral de reconnaître l’humour en tant que forme d’art et secteur culturel et de soutenir les travailleuses et travailleurs de l’humour avec le lancement de son document d’orientation unique en son genre et de sa campagne, Le problème quand on veut faire rire au Canada.
« Au Canada, les humoristes sont des travailleuses et travailleurs et des artistes dont le talent contribue à définir notre culture, mais ils se voient souvent refuser l’accès aux fonds, aux protections et aux occasions offerts aux autres membres du secteur culturel », déclare Nora Loreto, présidente du Syndicat canadien des pigistes-Unifor.
« Il est temps que les politiques culturelles du Canada reconnaissent leur travail et fassent en sorte que les humoristes puissent exprimer leur point de vue dans les décisions ayant une incidence sur leur industrie. »
Les humoristes orientent la culture canadienne en écrivant, en interprétant et en présentant en tournée leur travail original. Ils et elles apportent leur contribution au cinéma, à la télévision, à la radio, dans les festivals et les médias numériques, divertissant des millions de Canadiennes et de Canadiens et aidant à bâtir la réputation culturelle internationale du Canada.
Malgré cela, l’humour n’est toujours pas reconnu comme une forme d’art dans le cadre des politiques artistiques et culturelles du Canada. Il s’ensuit qu’un grand nombre d’humoristes sont exclus du financement artistique, d’occasions de perfectionnement professionnel, de la protection de la main-d’œuvre et de décisions liées aux politiques qui orientent leur profession.
Le problème quand on est drôle au Canada est le premier document d’orientation national qui se penche sur l’exclusion de l’humour du cadre politique culturel du Canada. S’appuyant sur des recherches, sur l’histoire de l’industrie de l’humour au Canada et sur le vécu des humoristes, ce document présente des recommandations de politiques dont l’objectif est d’obtenir la reconnaissance officielle de l’humour en tant que forme d’art.
« L’humour est un art, l’humour est du travail », déclare Sandra Battaglini, autrice du document d’orientation et membre du comité exécutif fondateur de l’ACHS.
« Ce document révèle ce que l’exclusion de l’accès à la santé, à la sécurité et aux autres normes du travail a coûté aux humoristes, et il présente une voie vers la reconnaissance, un accès plus équitable au financement public et un secteur d’activité plus viable pour le plaisir de tout le monde. »
Le document indique que les humoristes devraient être reconnus comme des artistes et des travailleuses et travailleurs de la culture au sein des arts canadiens et de la politique culturelle. Les humoristes devraient avoir accès aux subventions, au soutien pour les tournées, aux programmes de mentorat et de perfectionnement professionnel offerts aux autres disciplines artistiques. Des normes de travail plus rigoureuses, une juste rémunération, des protections en matière de propriété intellectuelle et une représentation adéquate sont également nécessaires pour améliorer les conditions de travail dans l’ensemble de ce secteur.
L’examen approfondi du secteur de l’humour par le gouvernement fédéral permettrait de fournir les données nécessaires pour éclairer une future politique, tandis qu’un soutien soutenu pour le mentorat, les tournées, les festivals et les institutions culturelles renforcerait l’écosystème de l’humour du Canada et aiderait les humoristes à bâtir des carrières à long terme au lieu de se retirer après quelques apparitions.
L’ACHS soutient le secteur de l’humour canadien grâce à ses prises de position, des occasions professionnelles et du perfectionnement professionnel. L’organisation relève du Syndicat canadien des pigistes, qui offre à des centaines de pigistes canadiens des conseils relatifs aux contrats, du soutien en cas de griefs, des avantages sociaux en matière de santé et d’autres services.