La fermeture de l’usine d’AV Nackawic porte un coup dur aux travailleuses et travailleurs, à Nackawic et au Nouveau-Brunswick

Main Image
Image
A stacked pile of cut logs
Partager

NACKAWIC, Nouveau-Brunswick  — Unifor réprouve la fermeture de l’usine d’AV Nackawic, une filiale du groupe indien Aditya Birla.  Cette décision dévastatrice privera de leur emploi 228 membres actifs d’Unifor et portera un coup dur à la ville de Nackawic et à l’ensemble de l’économie du Nouveau-Brunswick. L’usine d’AV Nackawic est depuis longtemps un pilier de l’économie locale, puisqu’elle ne soutient pas uniquement ses effectifs directs, mais également les travailleuses et travailleurs forestiers, les entrepreneurs, les fournisseurs, les entreprises et les familles de toute la région.

« C’est un jour néfaste pour nos membres d’AV Nackawic et leurs familles, qui ont bâti leurs vies autour de cette usine, et pour toute une communauté qui dépend de cette exploitation depuis des générations, a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne. Les travailleuses et travailleurs ne devraient jamais être relégués au second plan lorsqu’un employeur principal prend une décision aussi lourde de conséquences. Unifor sera aux côtés de ses membres, et nous nous battrons pour chaque option possible afin de protéger leurs bons emplois. » 

L’impact de la fermeture se répercutera bien au-delà de l’usine. Dans une communauté où l’usine est un pilier économique majeur, la perte de centaines d’emplois industriels bien rémunérés aura en effet des répercussions négatives sur les entreprises, les entrepreneurs, les exploitations forestières et les recettes publiques de toute cette région.  Les conséquences se feront également sentir d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement du secteur forestier du Nouveau-Brunswick, ainsi qu’au port de Saint-Jean. Unifor a déjà signalé que les usines de Nackawic et d’Atholville représentaient à elles seules 70 % des exportations par conteneurs transitant par le port de Saint-Jean et souligné l’importance économique globale de ces exploitations. 

« Unifor a exprimé son inquiétude au sujet de l’avenir de cette exploitation et réclamé des investissements parce que nous savions que le maintien de ces emplois allait nécessiter un engagement envers la viabilité à long terme de l’usine, a déclaré la directrice de la région de l’Atlantique d’Unifor, Jennifer Murray. Nos membres méritaient cet engagement, et ils méritent chaque effort qui sera fait pour trouver des pistes de solution. Nous sommes déterminés à continuer de nous battre tant que nous n’aurons pas trouvé une solution. » 

Le syndicat a collaboré étroitement avec le ministre John Herron, le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick et le premier ministre de la province pour explorer des solutions et repérer les moyens de protéger l’exploitation et les emplois qui en dépendent. Unifor a également soulevé des préoccupations concernant des décisions d’investissement de l’entreprise, surtout que le Groupe Aditya Birla continuait d’investir dans d’autres usines et exploitations situées à l’extérieur du Canada, alors que l’usine de Nackawic ne recevait pas le niveau d’investissement nécessaire pour garantir son avenir à long terme.  

Unifor a continué de préconiser des solutions pour protéger et transformer l’usine. En juin, la présidente nationale d’Unifor Lana Payne a décrit, dans une lettre adressée au gouvernement du Nouveau-Brunswick, des solutions potentielles pour rentabiliser les installations de Nackawic et d’Atholville, notamment la diversification vers des produits comme le xylitol et d’autres produits chimiques, ainsi que la bioénergie. Le syndicat a lancé un appel aux gouvernements, à l’entreprise, aux travailleuses et travailleurs et aux autres parties intéressées, afin qu’ils travaillent ensemble à l’élaboration d’une stratégie à long terme pour le secteur forestier du Nouveau-Brunswick. 

La section locale 219 d’Unifor compte 228 membres actifs à l’usine d’AV Nackawic. Le syndicat représente plus de 320 000 travailleuses et travailleurs d’un bout à l’autre du Canada, parmi lesquels il compte quelque 24 000 membres dans le secteur forestier. 

 

Media Contact

Haeley Dirisio

Représentante aux communications - Région de l'Atlantique
Email