Le Conseil de l’aviation d’Unifor adresse un message ferme au gouvernement canadien pour qu’il mette fin à la privatisation des aéroports

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A group of people holding a red Unifor banner and flags
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TORONTO –  Le Conseil de l’aviation d’Unifor a adressé un message clair au gouvernement fédéral lors d’une action de protestation organisée aujourd’hui au  Sommet canadien de l’investissement 2026 à Toronto : les aéroports canadiens ne sont pas à vendre.

Ce sommet de deux jours, organisé par le premier ministre Mark Carney, réunit des investisseuses et investisseurs mondiaux, des cheffes et chefs de direction canadiens et des représentantes et représentants du secteur public afin de discuter des investissements dans les industries, les infrastructures et d’autres actifs canadiens, y compris les infrastructures qui sont encore publiques.

« Les travailleuses et travailleurs aéroportuaires savent par expérience que la privatisation a des conséquences négatives pour eux et pour les voyageuses et voyageurs, et qu’elle entraîne une détérioration des conditions de travail dans l’ensemble du secteur de l’aviation, a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne. 

L’externalisation et le transfert de contrats font déjà baisser les salaires, les avantages sociaux et les conditions de travail; de nouvelles ventes d’actifs publics ne peuvent qu’aggraver cette crise pour les travailleuses et travailleurs aéroportuaires. Nous avons constaté à maintes reprises comment la vente d’infrastructures publiques nous rend plus vulnérables sur le plan économique. S’il y a bien un moment où il faut tenir bon et construire davantage d’infrastructures publiques, c’est maintenant. »

Les aéroports relevant du Service national des aéroports (SNA) n’étaient pas directement mentionnés dans les documents préparatoires à la conférence, probablement parce que le gouvernement ne dispose pas actuellement de l’autorité législative nécessaire pour le faire. Cependant, le gouvernement fédéral a clairement exprimé son intention de céder ces biens publics essentiels par tous les moyens possibles, y compris en apportant des modifications législatives.  

La privatisation des aéroports canadiens risque d’entraîner une hausse des frais pour les passagères et passagers et les entreprises, menace les liaisons et les correspondances desservant les collectivités rurales, éloignées et nordiques, et accentue souvent le recours à l’externalisation, au transfert de contrats et à l’emploi précaire.

Elle contribue également à aggraver la situation en matière de salaires, d’avantages sociaux et de conditions de travail des travailleuses et travailleurs aéroportuaires, affaiblit la reddition de comptes et la surveillance publique, et sape le contrôle public sur les infrastructures essentielles à un moment où les chaînes d’approvisionnement du Canada doivent être défendues.

« Les aéroports du Canada constituent des infrastructures publiques essentielles qui relient les collectivités, soutiennent les économies régionales et assurent la circulation des personnes et des marchandises, a déclaré Tammy Moore, présidente du Conseil de l’aviation d’Unifor.

« La vente d’actifs publics n’est pas la voie à suivre pour que le Canada aille de l’avant. Elle mettra des services vitaux entre les mains d’investisseuses et investisseurs dont le seul objectif est de maximiser les profits. Nous nous joignons à ce mouvement pour défendre la propriété publique, protéger les bons emplois et veiller à ce que les décisions concernant notre avenir commun soient prises par le plus grand nombre, et non par l’argent. »

Unifor demande au gouvernement fédéral de protéger la propriété publique, de renforcer la reddition de comptes et de veiller à ce que les décisions touchant l’infrastructure de transport du Canada accordent la priorité aux travailleuses et travailleurs, aux passagères et passagers et aux collectivités plutôt qu’au profit privé.

Unifor attire depuis longtemps l’attention sur l’amélioration des conditions de travail dans les aéroports grâce à sa campagne en faveur d’une Charte sur les droits et libertés des travailleuses et travailleurs du transport aérien. 

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs, et pour leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

Pour organiser des entrevues, veuillez communiquer avec Jenny Yuen, représentante des communications d’Unifor, à @email ou au 416 938-6157 (tél. mobile).