Les membres de la section locale 697 d’Unifor plaident en faveur du maintien en activité de l’usine de chlore de North Vancouver

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Un homme assis portant un costume bleu parle dans un micro, alors que d’autres personnes sont assises au premier plan et à l’arrière-plan.
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Les membres de la section locale 697 d’Unifor ont présenté leurs arguments directement auprès du conseil du district de North Vancouver lors d’une audience publique le 16 juin 2026, en compagnie d’experts techniques de l’entreprise, afin de demander le renouvellement du permis permettant le fonctionnement de l’usine de chlore de North Vancouver.

Les travailleuses et travailleurs chargés de l’exploitation et de la maintenance de l’usine ont expliqué au conseil que l’approbation de la demande de changement de zonage permettrait de poursuivre la production de chlore liquide, le produit chimique utilisé pour traiter une grande partie de l’eau potable au Canada, et ouvrirait la voie à d’importantes améliorations en matière de sécurité sur le site.

« Les personnes qui assurent le fonctionnement sécuritaire de cette usine sont les mêmes qui vivent dans cette communauté et y élèvent leur famille, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. Lorsque nos membres affirment que la sécurité des travailleuses et travailleurs et celle de la communauté ne font qu’un, le conseil devrait les écouter. Le respect des normes canadiennes les plus strictes et le maintien d’une main d’œuvre syndiquée constituent des choix sûrs pour toute communauté. »

L’usine de North Vancouver est le plus grand producteur de chlore liquide au Canada et répond à plus de 40 % des besoins nationaux en matière de traitement de l’eau potable. Les membres des sections locales 697 et 601 d’Unifor assurent l’exploitation et la maintenance du site, qui est en activité depuis 1957.

En vertu de son bail conclu avec l’Autorité portuaire de Vancouver-Fraser, l’entreprise doit cesser de produire, de stocker et de transporter du chlore liquide sur les terrains portuaires d’ici 2030. Le changement de zonage permettrait de poursuivre la production sur la partie du terrain appartenant à l’entreprise et de mettre en place les améliorations prévues en matière de sécurité, notamment en éliminant le stockage de chlore en vrac sur le site et en transférant le chargement des wagons dans un bâtiment hermétique équipé d’épurateurs d’air.

En avril, le conseil avait de justesse rejeté la demande par quatre voix contre trois. La question a fait l’objet d’une nouvelle audience publique après que l’entreprise ait répondu aux préoccupations du conseil, donnant ainsi aux membres une nouvelle occasion de s’exprimer en tant que travailleuses et travailleurs qui connaissent le mieux le site.

« La sécurité n’est pas seulement un sujet de discussion pour nous, a indiqué Chris Poskitt, président de la section locale 697. Il s’agit d’une affaire personnelle. Nos travailleuses et travailleurs suivent une formation de plusieurs années avant d’être pleinement qualifiés. Ce niveau de compétence est reconnu bien au-delà de notre site. Je ne pense pas que la solution réside dans une approbation ou une opposition aveugle. Je crois qu’il s’agit d’un engagement sincère, d’une responsabilité, et d’une prise de conscience à l’effet que les travailleuses et travailleurs et les résidents souhaitent en réalité bon nombre des mêmes choses. Au bout du compte, toutes les personnes avec lesquelles je travaille veulent rentrer chez elles saines et sauves auprès de leur famille. »

Unifor représente quelque 3 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie canadienne des produits chimiques, ainsi que 9 000 membres du secteur ferroviaire chargés du chargement, de l’inspection et du transport de ces produits en toute sécurité. Les sections locales gèrent des comités paritaires en santé et sécurité au travail sur le site de North Vancouver.

L’avenir de cette installation s’inscrit dans le cadre de la campagne « L’eau propre, ça commence ici » d’Unifor, qui défend l’idée que le moyen le plus sûr de produire et de transporter des produits chimiques qui garantissent la pureté de l’eau potable repose sur une main d’œuvre locale et syndiquée, soumise aux normes réglementaires canadiennes.
 

Media Contact

Ian Boyko

Représentant national aux communications - Région de l'Ouest
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