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Le 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le monde rend hommage au courage et à la résilience des personnes contraintes de fuir leur domicile. Le thème de cette année, « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité », est à la fois un rappel et une revendication.
L’ampleur des déplacements forcés n’a jamais été aussi grande. À la fin de 2025, plus de 117 millions de personnes avaient été déplacées de force en raison de conflits, de persécutions, de changements climatiques et de l’insécurité économique.
Ce chiffre représente 1 personne sur 70 sur la planète, soit 1,4 % de la population mondiale totale. Parmi elles, on compte 41,6 millions de réfugiés et 9 millions de demandeurs d’asile qui ont tout laissé derrière eux pour trouver la sécurité au-delà de leurs propres frontières.
Plutôt que de faire preuve de compassion face à cette situation, bon nombre de gouvernements ferment leurs portes.
La tendance mondiale au resserrement des frontières touche le plus durement les personnes qui sont déjà vulnérables, notamment les personnes issues de la communauté 2SLGBTQI+, les femmes fuyant la violence sexiste, les groupes militants des droits du travail et de la personne, et les communautés ethnoraciales.
Ici, au Canada, la Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada (projet de loi C-12), adoptée plus tôt cette année, limite la possibilité pour les personnes de déposer une demande d’asile dans le pays. En Europe, le Pacte sur la migration et l’asile de l’Union européenne étend la détention des demandeurs d’asile et porte atteinte aux droits et aux protections qui leur sont dus.
La situation aux États-Unis est particulièrement alarmante. Depuis son entrée en fonction, l’administration de Donald Trump a placé en détention quelque 400 000 migrants et demandeurs d’asile, dont des familles et des enfants. Des organisations de défense des droits de la personne ont documenté des abus généralisés commis par les agents chargés de l’application des lois sur l’immigration. Parallèlement, des entreprises privées et des entrepreneurs profitent d’un système fondé sur l’arrestation et la détention de personnes vulnérables.
Alors que les gouvernements ferment leurs portes aux migrants, bon nombre éliminent également ces mêmes programmes qui aident les populations à survivre à la crise à sa source.
Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont tous réduit leur financement de l’aide internationale. L’Organisation de coopération et de développement économiques a signalé une baisse de 23 % de l’aide au développement fournie par ses États membres en 2025. Le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international se fait toujours sentir partout dans le monde, empêchant des organismes de bienfaisance et des organisations de première ligne de fournir des services vitaux dans les pays à faible revenu.
Ces coupes n’arrêtent pas les déplacements de la population. Elles aggravent les crises qui poussent les gens à fuir.
Unifor estime que l’ensemble des personnes, des travailleurs et des communautés méritent de vivre en sécurité, à l’abri de tout préjudice et de toute violence. Les réfugiés et les demandeurs d’asile ne constituent pas une menace qu’il faut dissiper. Ce sont des êtres humains qui exercent un droit fondamental à la protection, un droit inscrit dans le droit international que les gouvernements ont le devoir de faire respecter.
Cette conviction s’accompagne de mesures concrètes.
Le Fonds de justice sociale d’Unifor continue de soutenir les organisations qui font un travail essentiel de première ligne auprès des réfugiés et des demandeurs d’asile, qu’il s’agisse d’une aide juridique, d’une aide humanitaire d’urgence ou d’un soutien psychologique.
Ces organisations incluent Equal Legal Aid en Grèce, Al Otro Lado le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique et, plus récemment, la Canada‑US Border Rights Clinic ici, au Canada. Ces groupes défendent les droits des réfugiés et veillent à ce que les gouvernements respectent leurs obligations internationales.
Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité, notre travail ne sera pas terminé.