Le Conseil national des métiers spécialisés d’Unifor met l’accent sur la protection des emplois, le renforcement des programmes d’apprentissage et la formation de la prochaine génération de travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés

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A large group photo outside on a cloudy day.
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Protégeons les emplois au Canada! Le renforcement des programmes d’apprentissage et la lutte contre le harcèlement au travail ont été au cœur des discussions du Conseil national des métiers spécialisés d’Unifor. Une centaine de déléguées et délégués ainsi que des représentantes et représentants venus de partout au pays se sont réunis du 12 au 14 juin à Sault Ste. Marie, en Ontario, pour échanger des stratégies, renforcer la solidarité et faire avancer les priorités des travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés dans tous les secteurs.

Ken Anderson, président du Conseil national des métiers spécialisés d’Unifor, a souligné la nécessité pour les membres des métiers spécialisés de rester vigilants dans la défense des emplois et de l’appartenance du travail face à l’incertitude économique persistante et à la sous-traitance.

A man speaking at a podium

« Ce qui sauvera les métiers spécialisés, c’est un libellé ferme sur l’appartenance du travail, a déclaré M. Anderson. Nous allons travailler chaque jour et nous battons pour nos emplois. Nous devons nous assurer que les gouvernements et les employeurs investissent dans les travailleuses et travailleurs canadiens et créent des possibilités pour la prochaine génération. »

Ce dernier a informé les déléguées et délégués des nouvelles mesures fédérales de financement des programmes d’apprentissage, notamment des aides destinées à soutenir les apprentis pendant leur formation en milieu scolaire. Tout en saluant les investissements dans les métiers, il a souligné la nécessité pour les employeurs d’embaucher davantage d’apprentis et a fait part de ses inquiétudes concernant les propositions d’accélérer la formation sans compromettre les normes.

« Nous devons évoluer de l’intérieur, explique-t-il. Lorsqu’ils lancent des appels d’offres, les gouvernements doivent assortir ces contrats de la création d’emplois. »

Le Conseil a également entendu Jason Watson, secrétaire-archiviste du Conseil national des métiers spécialisés d’Unifor, et Josh Coles, directeur de la mobilisation des membres et de l’action politique d’Unifor, s’exprimer sur la campagne « Protégeons les emplois au Canada! » du syndicat et sur les efforts continus pour défendre l’industrie manufacturière canadienne.

M. Watson a présenté les initiatives locales déployées pour soutenir la campagne nationale, citant notamment l’arrêt des activités de l'usine d’assemblage Stellantis de Brampton comme un exemple de la menace plus large qui pèse sur le secteur manufacturier canadien.

A tall man with a beard and glasses speaking at a podium

« La lutte pour l’usine d’assemblage de Brampton n’est pas seulement une question liée à l’automobile, a-t-il ajouté. Elle concerne les métiers spécialisés, l’industrie manufacturière et la communauté. Chaque emploi dans le secteur manufacturier en soutient de nombreux autres dans l’ensemble de notre économie, et lorsque ces emplois disparaissent, ce sont des communautés entières qui en paient le prix. »

Il a souligné le soutien croissant des conseils du travail, des organismes communautaires et des élues et élus de l’Ontario, et a appelé les déléguées et délégués à contribuer à l’expansion de la campagne à l’échelle du pays.

« Nous constituons une large coalition pour défendre l’industrie manufacturière canadienne et protéger les emplois et les communautés qui en dépendent, a-t-il expliqué. Si les entreprises désirent vendre leurs produits ici, elles doivent construire ici. »

M. Coles a exhorté les déléguées et délégués à poursuivre leur engagement politique et a souligné le rôle que les travailleuses et travailleurs ont joué dans la défense des programmes d’apprentissage et des normes des métiers spécialisés.

A man with a beard and glasses speaks at a podium

« Diffusez ce message au-delà de cette salle. Rencontrez vos députés, a-t-il lancé. Tout est une question de relations et de pression. La seule façon de gagner est de maintenir la pression. »

Il a également évoqué les vives inquiétudes concernant la sous-traitance dans des secteurs tels que l’énergie et les services publics, affirmant que les décisions politiques continuent de façonner l’avenir des métiers spécialisés.

« Nous devons faire de la sous-traitance et de l’appartenance du travail des enjeux politiques, a-t-il ajouté. Le public est avec nous, mais nous devons mener ces discussions et aider les gens à comprendre les enjeux pour les travailleuses et les travailleurs ainsi que pour les communautés. »

Le Conseil a également salué les efforts communautaires déployés pour initier les jeunes aux métiers spécialisés en remettant le Prix Bob Chernecki de l’organisation caritative de choix.

Two man shaking hands in front of a black Unifor Skilled Trades bannner

Le lauréat de cette année est le programme de métiers élémentaires du Conseil scolaire du district d’Algoma, qui fait participer des élèves de la 5e à la 8e année à des projets pratiques dans les métiers spécialisés dans 30 écoles, de Hornepayne à Elliot Lake.

Jonathan Widgett, enseignant chargé du programme « Elementary Trades Pathways », a présenté le programme aux déléguées et aux délégués. Ce programme a permis à environ 1 500 élèves de participer à la création de projets durables pour leurs écoles et leurs communautés. Le programme a reçu un don de 8 000 dollars du Conseil national des métiers spécialisés, ainsi qu’une promesse de contribution supplémentaire de 3 000 dollars de la part des conseils régionaux des métiers spécialisés et des sections locales.

Les déléguées et délégués présents ont aussi eu droit à un compte rendu de Tracey Ramsey, directrice du Service de la condition féminine d’Unifor, concernant un partenariat entre Unifor et le Centre de recherche et d’éducation sur la violence envers les femmes et les enfants (CREVEFE) dont le but est d’étudier le harcèlement sexuel dans les métiers spécialisés. 

« La question n’est pas de savoir si le harcèlement sexuel existe, a déclaré Mme Ramsey. La question est de savoir si nous sommes prêts à le comprendre, à y faire face et à le prévenir. »

Elle a souligné que l’étude ne suggère pas que le harcèlement soit plus répandu dans les métiers spécialisés que dans d’autres secteurs. Au contraire, l’Enquête nationale sur le harcèlement sexuel et la violence au travail a reçu trop peu de réponses de la part des travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés pour refléter la réalité, ce qui laisse un vide important dans les données.

A women speaking at a podium

Elle a encouragé les déléguées et délégués à participer à l’enquête anonyme, qui vise à mieux comprendre les expériences vécues en milieu de travail et à identifier les lacunes en matière de soutien, de formation et de ressources.

« Nous ne pouvons pas résoudre des problèmes que nous ne comprenons pas, a-t-elle ajouté. Cette enquête existe parce que la voix des travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés était absente des recherches précédentes. Si nous voulons attirer et retenir la prochaine génération de travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés, nous devons veiller à ce que les lieux de travail soient respectueux, inclusifs et sécuritaires. »

Répondez à l’enquête du CREVEFE ici

La prochaine réunion du Syndicat national des métiers spécialisés d’Unifor aura lieu du 20 au 22 novembre 2026, à l’hôtel-casino Caesars Windsor.

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Kathleen O'Keefe

Directrice nationale des communications
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