Unifor dénonce les suppressions de postes à l’hôpital de Chatham-Kent et met en garde contre les répercussions sur les soins aux patients

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Chatham-Kent Health Alliance exterior
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Unifor dénonce l’intention de la Chatham-Kent Health Alliance (CKHA) de supprimer 49 postes, mettant en garde contre les répercussions supplémentaires que ces coupes auront sur le personnel de santé de la section locale 2458 d’Unifor, déjà surchargé, et sur la qualité des soins fournis aux patients. 

« Les travailleuses et travailleurs de la santé en Ontario sont déjà mis à rude épreuve, a déclaré la présidente nationale Lana Payne. Supprimer des postes de première ligne alors que les hôpitaux sont confrontés à des pénuries de personnel, à une demande croissante et à l’épuisement professionnel des travailleuses et des travailleurs, n’est pas la bonne approche. Les Ontariennes et Ontariens méritent des systèmes de santé publics correctement financés qui accordent la priorité aux patients et aux travailleuses et travailleurs, et non des mesures d’austérité qui aggravent la crise. »

Partout en Ontario, les hôpitaux ont toujours du mal à recruter et à retenir leur personnel, à combler les pénuries de main-d’œuvre et à répondre à une demande croissante de soins, tandis que les travailleuses et travailleurs font état d’une charge de travail de plus en plus lourde et d’épuisement professionnel.

« Ces compressions de postes inquiètent profondément les travailleuses et les travailleurs, les patients et l’ensemble de la communauté de Chatham-Kent, a ajouté Samia Hashi, directrice régionale d’Unifor pour l’Ontario. Le personnel de première ligne doit déjà composer avec des charges de travail impossibles à gérer et des pressions toujours plus fortes. La suppression de postes ne fera qu’aggraver ces difficultés et rendra plus difficile la prestation des soins de qualité que méritent les Ontariennes et les Ontariens. »

Unifor a demandé à maintes reprises au gouvernement provincial qu’il augmente le financement de base permanent des hôpitaux publics, qu’il améliore les stratégies de fidélisation et qu’il mette un terme à l’expansion des modèles de soins privatisés qui privent le système public de ressources et de personnel. Ces revendications sont au cœur de la nouvelle campagne du syndicat intitulée Les soins ne peuvent pas attendre lancée au début du mois en prévision d’une semaine de lobbying à Queen’s Park.

« C’est révoltant. Être convoqué à une réunion et voir disparaître autant d’emplois à temps plein d’un seul coup a été très bouleversant et décevant », a déploré Ken Durocher, président de la section locale 2458 d’Unifor.

Le syndicat a également fait part de ses préoccupations concernant l’intensification des pressions exercées sur les préposées et préposés aux services de soutien à la personne, notamment les problèmes liés au nouveau registre des préposées et préposés aux services de soutien à la personne de l’Ontario et à l’Autorité de surveillance des fournisseurs de soins de santé et de soutien (ASFCSS). Plus tôt cette année, Unifor mettait en garde contre le fait que des obstacles abusifs et des charges supplémentaires imposés aux préposées et préposés aux services de soutien à la personne pourraient pousser des travailleuses et travailleurs expérimentés à quitter le secteur, à un moment où la province a désespérément besoin de retenir le personnel de santé qualifié.

Unifor représente plus de 35 000 travailleuses et travailleurs du secteur des soins de santé et des services sociaux d’un bout à l’autre du Canada, qui travaillent notamment dans les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée, les résidences pour personnes âgées ou fournissent des soins à domicile ou des services 
communautaires.

Media Contact

Paul Whyte

Représentant national aux communications
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