Partager
Les anciennes employées et anciens employés d’Accuride, représentés par la section locale 27 d’Unifor, ont remporté une importante victoire judiciaire : les fonds d’environ 4 millions de dollars qui étaient en surplus dans leur caisse de retraite seront restitués aux membres après la faillite de l’entreprise et la fermeture de l’usine.
« Cette victoire montre ce que les syndicats peuvent accomplir lorsque nous refusons de céder, a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne. Ces travailleuses et travailleurs ont gagné ces pensions par des années de dur labeur. Lorsqu’Accuride s’est retirée, Unifor et sa section locale 27 se sont mobilisés et ont lutté pour que les membres obtiennent ce qui leur était dû. C’était une question de dignité, de justice et, surtout, de ne pas laisser les entreprises piller les fonds de pension qui appartiennent aux travailleuses et travailleurs.judic
Le tribunal a jugé que la totalité des fonds excédentaires accumulés dans le régime de retraite à prestations déterminées de l’entreprise appartenait aux membres, rejetant ainsi l’allégation d’Accuride selon laquelle cet argent lui appartenait.
Le combat judiciaire a débuté après que l’entreprise Accuride eut déclaré faillite et fermé son usine, laissant les travailleuses et travailleurs sans accès au surplus de la caisse de retraite, initialement estimé entre 2,7 et 2,9 millions de dollars. Finalement, le montant du surplus s’élève approximativement à 4,7 millions de dollars; le versement intégral devrait avoisiner les 4 millions de dollars après les frais administratifs et les décaissements.
« Nos membres méritaient mieux que d’être abandonnés après avoir donné des années de travail à cette entreprise, a déclaré Brian Chapman, président de la section locale 27. Nous savions que le combat serait coûteux et difficile, mais nous étions décidés à ne pas laisser Accuride partir avec l’argent qui appartenait à nos membres. Cette victoire montre ce qu’un syndicat fort peut faire quand il est prêt à investir ses ressources pour défendre ses membres, même après la fermeture d’une usine. »
Cette décision représente une importante victoire, mais le syndicat rappelle que le combat n’est pas terminé. Parmi les questions qui restent en litige figurent les indemnités de vacances, les indemnités de départ et l’argent des prestations complémentaires de chômage détenu en fiducie.