Les travailleuses et travailleurs à l’usine CAMI se rassemblent pour faire le point sur la protection des emplois à Ingersoll

Main Image
Image
Unifor cami leadership in front of a large Canadian flag full of signatures
Partager

Les membres qui travaillent à l’usine de montage CAMI se sont rassemblées dans les locaux de la section locale 88 d’Unifor le 1er mai dernier afin d’entendre les dirigeantes et dirigeants nationaux et locaux faire le point sur l’avenir de l’usine qui tourne présentement au ralenti, l’impact des tarifs douaniers américains sur l’industrie automobile, la menace relative aux importations chinoises, et le chemin qui nous attend lors des négociations de 2026 dans le secteur.

La présidente nationale, Lana Payne, a présenté un bilan honnête des enjeux auxquels l’industrie doit faire face, tout en réitérant l’engagement du syndicat à attirer de nouveaux produits à l’usine et à protéger les emplois dans le secteur canadien de l’automobile. Elle a souligné l’effet déstabilisateur des tarifs douaniers et prévenu que l’incertitude retarde les décisions d’investissement dans l’ensemble du secteur, mais a précisé que l’usine CAMI demeure au cœur de l’avenir industriel du Canada. 

A women speaking at a mic

« Cette usine connaît un trop grand succès et est trop bien positionnée et son personnel est trop qualifié pour que GM la laisse disparaître, a déclaré Lana Payne. Le potentiel de l’usine est beaucoup trop important. Notre syndicat n’acceptera rien de moins que le retour de la ligne de montage de véhicules dans cette usine. »

Le président de la section locale 88, Steve Pye, a ouvert le rassemblement en revenant sur l’histoire récente de l’usine, notamment le lancement puis l’annulation du programme de production de camionnettes de livraison électriques BrightDrop de GM, ainsi que le retard dans la mise en place des produits en raison de l’incertitude découlant de l’attaque persistante de Donald Trump contre l’industrie automobile canadienne.

A man speaking at a podium

« En imposant des tarifs douaniers, Donald Trump a anéanti cet avenir, a indiqué Steve Pye. Nous ne sommes pas ici aujourd’hui par notre propre faute. L’avenir de notre travail, de nos familles et de notre communauté s’est volatilisé en raison des tarifs douaniers. Nous sommes prêts à mener ce combat pour ramener le travail et la dignité que vous méritez tous et toutes. »

Le maire d’Ingersoll, Brian Petrie, fils d’un ancien travailleur de l’automobile d’Unifor, a transmis un message de solidarité de la part de la communauté.

« Nous sommes solidaires de nos partenaires dans les bons comme dans les mauvais moments, et nous voulons que ce partenariat dure longtemps, a-t-il dit. Ce sont les gens qui font une communauté. Vous avez fait une réelle différence ici, et vous le ferez de nouveau. Je suis confiant que l’usine redémarrera. »

Mark Gee, président du comité d’usine à CAMI, a souligné le poids que cette incertitude prolongée fait peser sur les travailleuses et travailleurs et leur famille, tout en soulignant la force et les capacités de la main-d’œuvre.

A man speaking at a podium

« L’incertitude qui règne à GM pèse lourdement non seulement sur nos membres, mais aussi sur leur famille et la communauté dans laquelle ils vivent, a-t-il ajouté. Ces membres sont capables de construire tous les produits que GM leur confiera. GM doit seulement leur en donner l’occasion. Il est temps que GM investisse dans notre usine et rappelle nos membres au travail. »

Le secrétaire-trésorier national d’Unifor, Len Poirier, a répété que le syndicat intensifierait la pression sur l’entreprise et les gouvernements pour qu’ils agissent.

A man speaking at a podium

« Unifor ne reculera pas, a lancé Len Poirier. Nous continuerons de faire pression pour que l’usine CAMI accueille de nouveaux produits. Nous continuerons de demander des comptes à GM. Nous continuerons d’exiger que les gouvernements utilisent tous les outils à leur disposition pour protéger les emplois au Canada et assurer l’avenir de cette usine. Vous êtes tenus dans l’incertitude depuis beaucoup trop longtemps. Vous pouvez compter sur toute la force des membres d’Unifor. Votre combat est notre combat. »

Lana Payne a informé les membres que les pourparlers avec GM se poursuivaient et souligné que l’accès au marché canadien doit être lié à la production nationale.

« Les entreprises ne peuvent pas simplement présumer qu’elles pourront vendre au Canada si elles ne produisent pas au Canada », a-t-elle précisé, exhortant tous les ordres de gouvernement à maintenir le secteur de l’automobile au cœur du débat national.

Elle a fait le point sur les récentes rencontres avec le gouvernement et l’opposition pour discuter des politiques des libéraux et des conservateurs en matière d’automobile, au cours desquelles les préoccupations concernant ces deux politiques ont été soulevées. Elle a également indiqué que l’industrie est désormais de retour à la table dans le cadre des négociations avec les États-Unis grâce au travail collectif de notre syndicat.

Tout en reconnaissant le climat économique difficile et la pression des tarifs douaniers sur les constructeurs automobiles, la présidente nationale a affirmé que le syndicat continuera de faire pression lors de la prochaine renégociation de l’Accord 
Canada–États-Unis–Mexique et des négociations dans le secteur de l’automobile.

« Je suis convaincue d’une chose : nous allons continuer de construire des voitures ici, à l’usine CAMI, à Ingersoll, dit-elle. Notre solidarité ne se limite pas à notre section locale : elle s’étend à l’ensemble du pays. Le Canada est un pays industriel et nous allons continuer de produire ici, notamment à l’usine CAMI. »

Malgré l’incertitude, elle a clairement indiqué que la détermination du syndicat était inébranlable.

« Nous vivons des crises comme je n’en ai jamais vues, mais nous n’abandonnerons jamais. Nous continuerons de nous battre chaque jour, et chaque jour, je me battrai pour vous. »

Consultez la galerie de photos ici.

Media Contact

Kathleen O'Keefe

Directrice nationale des communications
Email