Unifor organise à l’Île-du-Prince-Édouard une discussion urgente sur la violence entre partenaires intimes

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Four women sitting at a table smiling
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Le 28 avril, Unifor a réuni ses membres, des travailleuses et travailleurs, des militantes et des militants et des prestataires de services de première ligne à Charlottetown, capitale de la province, pour une journée d’éducation, de mobilisation et d’action sur la violence entre partenaires intimes.

Le Conseil régional de l’Atlantique d’Unifor a organisé, en partenariat avec le Service de la condition féminine du syndicat, un symposium sur la violence entre partenaires intimes au Centre des congrès de l’hôtel Delta, à Charlottetown.  Cet événement était le troisième d’une série de forums tenus dans la région de l’Atlantique dans le but de renforcer le mouvement visant à mettre fin à la violence sexiste.

« Ce n’est pas exagéré de déclarer que la violence entre partenaires intimes est une épidémie. C’est un appel à l’action. Un appel pour que les gens cessent de détourner le regard, a déclaré la directrice de la région de l’Atlantique d’Unifor, Jennifer Murray, dans son allocution. Nous devons passer de la sensibilisation à l’action. Nous devons créer un monde où l’amour ne fait pas mal. »

Le symposium s’est déroulé alors que les statistiques nationales sont alarmantes. En 2025 seulement, 187 femmes ont été victimes de féminicides au Canada, tandis que près de la moitié (44 %) des Canadiennes ont déclaré vivre une certaine forme de violence de la part de leurs partenaires intimes. Mme Murray est d’avis que la violence entre partenaires intimes est une épidémie qui prend de l’ampleur dans le silence. 

Elle a souligné que le moment était venu de faire plus que de la sensibilisation. Il faut exercer des pressions, partager les outils disponibles et créer une réponse coordonnée entre les syndicats, les prestataires de services, les dirigeantes et dirigeants élus et les groupes de défense communautaires. Il faut également bâtir ensemble un avenir d’espoir.

« Comment puis-je savoir qu’un monde meilleur est en train de se construire? Parce que je constate déjà les progrès réalisés. Par exemple, le travail accompli pour diminuer la violence entre partenaires intimes, d’un bout à l’autre du pays », a-t-elle précisé. 

« On peut difficilement parler d’espoir sans parler de courage. Comme l’incroyable courage manifesté par les femmes depuis des décennies en dénonçant la violence fondée sur le genre. Le courage nécessaire pour témoigner de leur vécu, même quand cela est extrêmement difficile; mais elles le font pour que les autres femmes sachent qu’elles aussi s’en sortiront, qu’elles méritent de vivre sans violence et qu’elles ne sont jamais seules quoi qu’il arrive. » 

Le programme du symposium comportait des conférences de spécialistes du secteur, des ateliers interactifs et des rencontres avec des organismes qui travaillent dans les domaines de la prévention, du soutien aux survivantes et de l’intervention. Mentionnons également une présentation de Danya O’Malley, directrice générale des services de prévention de la violence familiale de l’Île-du-Prince-Édouard, sur un plan d’action national pour mettre fin à la violence faite aux femmes.

Carl Pursey, président de la Fédération du travail de l’Île-du-Prince-Édouard, et Karla Bernard, députée provinciale du Parti vert de Charlottetown-Victoria Park, ont également pris la parole au symposium. 

« Trop de femmes portent le poids invisible de la violence entre partenaires intimes », a déclaré la directrice du Service de la condition féminine d’Unifor, Tracey Ramsey. 

« Elles vivent de la peur, de l’instabilité et des traumatismes. En réunissant les intervenantes auprès des femmes, les prestataires de services de première ligne et les militantes et militants syndicaux, nous renforçons le réseau de soutien dont les survivantes ont besoin et incitons les gouvernements à prendre des mesures urgentes pour endiguer cette épidémie. »

Unifor était au tout premier rang de cette action militante : il a contribué à faire adopter une loi sur la violence entre partenaires intimes en Nouvelle-Écosse et encourage le Nouveau-Brunswick à faire de même. Le syndicat continue de faire pression sur les gouvernements de la région afin d’améliorer les lois, le financement et le soutien aux survivantes.

Regardez les photos du symposium.